Tabac : la problématique électronique vogue sur les ondes publiques

France Inter et son célèbre « téléphone qui sonne ». Accroche absconse (« Cigarette électronique : substitut ou porte d’entrée au tabac ? »). Mais émission largement audible. A renouveler autant que nécessaire.  

Trente-trois minutes. Ce fut au final, après quelques autres, une émission heureusement raisonnable. Une émission pédagogique du service public au service de la santé du même nom (publique, pas pédagogique). Invités : Yves Martinet,  chef du service de pneumologie au CHU de Nancy, président du Comité National Contre le Tabagisme (145 ans au compteur),  Brice Lepoutre président de l’association indépendante des utilisateurs de cigarettes électroniques (Aiduce), et le Dr Marion Adler – une tabacologue (hôpital Antoine Béclère, Clamart) habituée des médias mais pas radicalement hostile à ce substitut nicotinique qui n’a curieusement pas droit à ce nom.

Le tabou de la gratuité du sevrage

On pourra si on le souhaite écouter ici cette émission. On y retrouvera quelques une des facettes de cette formidable problématique sanitaire que nous tentons de cerner au mieux sur ce blog. Avec l’immanquable refus de hiérarchisation des problèmes et des impératifs de santé publique. Ainsi la question de la non-prise en charge du sevrage (avec les substituts nicotiniques qui tiennent actuellement le haut du pavé) est-elle traitée comme une sorte de  détail et –hormis un instant le Dr Adler – personne ne songe à tirer les leçons de l’évolution de la situation britannique. Pas de remise en cause de la politique gouvernementale qui assimile le poison ficalisé et un semi contrepoison qui le sera bientôt.

Guérir sans souffrir ?

Quelques éclaircies aussi, comme celles des comparaisons internationales quant à la prévalence du tabagisme ;  que se passe-t-il aujourd’hui –et pourquoi- en Australie, en Californie ? Quelques tranquilles fulgurances : la volonté de Big Tobacco de commercialiser chez les mêmes malades du tabac les deux formes de cigarettes ; l’arrivée prochaine (s’il n’est déjà là) d’un vapotage de substances consommés par inhalation aujourd’hui illégales.  Et un refus, conscient ou pas, concernant la possible dimension chrétienne, rédemptrice et douloureuse, du sevrage. Puis-je être lavé sans souffrir de mes plaisirs passés et goudronnés ? Un beau sujet pour un prochain téléphone public sonnant. A traiter en trente-trois minutes.

 

 

 

 

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