Femme morte de Cochin: Martin Hirsch personnellement saisi de l’affaire

Bonjour

Hier à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, dans quelques minutes à Lariboisière. Ce matin le directeur général de l’Assistance Publique –Hôpitaux de Paris est 22 rue Bayard, sur RTL. Il est « choisi par Yves Calvi ». Petit tour de piste pour faire la promotion du service civique à l’hôpital public. « Blouses bleues » pour aider les malades  – par exemple dans les salles d’attente.

Article 74

Actualité oblige impossible de faire l’impasse sur les urgences.et sur « le drame de Cochin ». Le 15 février une femme de 61 ans y avait été retrouvée morte à 23 heures par une aide-soignante dans la salle de surveillance des urgences. Cette femme y avait été admise six heures plus tôt. Aucun soin ne lui avait été prodigué, personne ne l’avait examinée. La presse en a parlé.

Un rapport administratif avait été rendu public le 28 février. Il faisait état de « dysfonctionnements » mais ne donnait pas la cause de la mort. Les auteurs expliquaient qu’aucune autopsie n’avait été pratiquée, la famille n’ayant pas donné son accord. Il s’agissait là d’un rapport administratif qui ne faisait pas mention ni de l’existence de l’article 74 du code de procédure pénale ni des informations données (ou pas) au parquet.

Procureur de Paris

Le procureur de la République de Paris vient, enfin, d’ouvrir une enquête pour connaître les causes de cette mort toujours inexpliquée (« Femme morte  aux urgences de Cochin : rebondissement ») Sur RTL le directeur général de l’AP-HP n’a pas fait état de cette information judiciaire (sur laquelle Yves Calvi ne l’a d’ailleurs étrangement  pas interrogé).

« Dernière question sur le drame des urgences à l’hôpital Cochin (…)

–          Quand on constate des dysfonctionnements, s’il vous plait, on n’en reste pas là. On remédie aux dysfonctionnements. On n’en reste pas là une seule seconde.  C’est-à-dire effectivement que ce service est réorganisé, ses procédures sont revues et nous le surveillons régulièrement.

Je retournerai moi-même bientôt dans les urgences de Cochin. Il nous faut un grand bilan du fonctionnement de nos urgences. »

Médecins scandalisés

Le directeur général de l’AP-HP n’en a pas fini avec le drame des urgences de Cochin. Le syndicat national des médecins hospitaliers rattaché à Force ouvrière (SNMH-FO) vient de lui écrire, personnellement,  pour exprimer son courroux. Le contenu de la lettre était cité hier 11 mars dans Le Quotidien du Médecin :

« Monsieur le directeur général, comment pouvez-vous accepter que dans un service d’urgences une patiente soit morte sans que personne ne s’en rende compte ? Nous médecins, sommes scandalisés qu’on juge normale une situation de charge de travail telle qu’il y avait 5 heures d’attente aux urgences pour une personne qui aurait dû être examinée dans l’heure. Chose inouïe, on ne l’a pas trouvée au milieu des autres patients tant ils étaient nombreux dans la salle d’attente. »

La mort ne nous préoccupe pas

Les responsables de ce syndicat national disent aussi avoir été particulièrement choqués par une phrase du rapport administratif. Il s’agit de cette phrase : « L’anomalie qui préoccupe est de ne pas avoir trouvé la patiente et non pas son décès ». (Le rapport est disponible ici).

Ces syndicalistes soulignent : « Nous médecins, sommes indignés aussi bien par le contenu que par la méthode de cette publication ». Faudra-t-il, aussi, revoir les procédures administratives ?

A demain.

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