Castrer c’est torturer ? (la suite américaine de l’affaire du chat anglais Mowgli)

Bonjour

La Toile est en émoi. Du moins cette fraction de la Toile où des aficionados s’étripent au sujet des chats et de l’expérimentation animale. Pour ne pas choquer nous ne monterons pas directement les images. Seules les personnes volontaires pourront les scruter. Il s’agit de chats américains et ces images peuvent choquer. Ou faire rire. C’est un peu partout, notamment dans Le Monde.  C’est ici.

Droits domestiques

« Chats torturés: la réalité derrière l’image ». Rien à voir avec la récente affaire Mowgli, bien réelle qui vit une citoyenne anglaise mettre dans son four micro-ondes son chat au motif qu’il aurait sorti un poisson-rouge domestique de son aquarium avec l’objectif (atteint) d’y faire sa fête. Un an de prison et privation de droits animaux domestiques (« Elle tue son chat Mogwly au micro-ondes : il avait mangé son poisson rouge »).

Rappelons qu’il n’est pas interdit de donner à  un chat le nom donné par un homme à un enfant indien qui fut élevé par des loups après avoir été perdu par ses parents lors d’une attaque de tigre dans la jungle ; enfant éduqué par un certain Baloo, vieil ours qui enseigne habituellement la loi de la meute aux louveteaux. Le tout dans une colonie de l’Empire britannique. Est-ce bien raisonnable ?

Le cas Mowgli

La justice britannique n’a pas dit si Mowgli était castré. Peut-être même n’a-t-elle pas cherché à l’établir, ce qui aurait pu être tenu pour une circonstance atténuante. Ou pas. C’est que la castration est la grande affaire des « propriétaires » de chats. La grande affaire, aussi des vétérinaires des villes. Il en va de même de l’expérimentation sur l’animal qui (depuis plusieurs décennies) la grande affaire des amis des bêtes. Expérimenter au service des hommes ? Est-ce bien justifiable ?

L’émotion en abyme qui prévaut aujourd’hui sur la Toile est amplifiée par le  Gircor    une association francophone de laboratoires publics de recherche, de grands instituts, de laboratoires pharmaceutiques  et de centres privés de recherche privés. Au final, des consommateurs d’animaux.  Cette association au nom qui peut faire peur s’est donné pour mission  de faire mieux faire connaître les raisons de l’expérimentation animale et les conditions dans lesquelles on s’y livre.

Chats à adopter

Le Giror s’inspire d’un site ami ( Speaking of Research ) qui revient lui aussi sur l’affaire  des chats  américains.  .

Soit une  photographie qui montre des chats dans des situations qui peuvent émouvoir les ami(e)s des chats. Une image qui vient de flamber sur Twitter  où elle est légendée  « Say NO to animal testing«  ; avec les commentaire que l’on imagine et dont les auteurs tiennent les vivisectionistes pour être moins que des bêtes (nous résumons).

Le cocasse de l’affaire est que cette photographie illustrait en réalité un article publié le 10 août 2011 dans The Gainesville Sun. Ce journal régional de Floride racontait sans méchanceté aucune que des étudiants vétérinaires de l’université de Floride avaient organisé (en collaboration avec plusieurs associations de défense des animaux) une vaste opération de stérilisation de chats abandonnés.

Mâles castrés

Il s’agissait, plutôt que de les tuer de faire en sorte qu’ils puissent être adoptés. Chacun sait en effet que les chats on plus de chances d’être adoptés par les hommes et les femmes quand ils ont été privés de leur fonction de reproduction. Surtout les mâles.

Rendre la vie des bêtes plus confortable ? On verra ici ce qu’est le point de vue, sur le bien-être des animaux, de l’Organisation mondiale de la santé animale (ou Office international des épizooties –OIE). Il s’agit ici d’une puissante institution. Une institution bien trop méconnue basée à Paris depuis 1924 et dirigée par le vétérinaire et haut fonctionnaire français  Bernard Vallat.

Santé animale

L’OIE œuvre dans le domaine du transport, de l’abattage des animaux dont nous nous nourrissons et de la destruction des animaux malades. Elle ne néglige pas non plus les animaux de laboratoires utilisés pour la recherche scientifiques destinée à la santé humaine comme à la santé animale. Elle élabore actuellement des directives pour faire en sorte que lors des cyclones et tremblements de terre les animaux puissent, eux aussi, être sauvegardé.

Les amis des bêtes devraient plus s’intéresser à l’OIE. On la trouve, elle aussi, sur la Toile. C’est ici.

A demain

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