Prescrire publie une étude scientifique et manque à la confraternité. C’est un très grand danger

Bonjour

Nous recevons ce billet qu’un confrère et ami (sans blog mais abonné à Prescrire) nous demande de poster. En voici le texte.

« C’est une étude certes un peu provocante, mais porteuse d’espoir que vous trouverez, page 303, dans la prochaine livraison (avril) de Prescrire. Elle ne manquera pas de susciter de nombreuses critiques voire quelques condamnations éthiques. A commencer par celles émanant des défenseurs à outrance du principe de précaution; principe dont Prescrire parle remarquablement bien (quoique de manière un peu rapide) de la page 296 à la page 302 (voir ici la partie concernant le médicament).

Sept mois au lieu de neuf

L’étude est rapportée à la rubrique Prospective mais il s’agit bien d’un travail concret et randomisé mené chez 22 512 femmes enceintes  – un travail mené à partir d’une « hormone de croissance hybride ». L’étude semble correctement menée, la méthodologie est rigoureuse, les conclusions logiques et les perspectives ouvrent sur des lendemains qui pleureront nettement moins : les auteurs obtiennent une réduction (en moyenne de deux mois) de la durée de la grossesse dans l’espèce humaine. Prescrire vante justement les mérites de ce qui constitue une étape historique de la libération de la femme. C’est heureux et nous ne le disputerons pas sur ce point.

Inacceptable

Pour autant la fin ne saurait toujours justifier les moyens et cette publication ne saurait être acceptée en l’état. L’inacceptable, ici, réside dans la veille documentaire réalisée par Prescrire. On a connu, en d’autres temps, des veilles documentaires d’une autre qualité. Comment justifier cette sélection à charge, cette volonté de nuire à notre profession, cet acharnement anti-confraternel – acharnement, qui plus est, géographiquement ciblé. Il y a là matière à saisir les instances ordinales, et nul doute que nombre de nos confrères berrichons s’en chargeront. D’ores et déjà, qu’ils le sachent, nous les soutenons.

Sud Berry

Comment Bruno Toussaint, directeur éditorial, a-t-il pu donner son imprimatur à une veille documentaire (comme toujours collective et anonyme) dont la deuxième référence met en cause la probité de nos confrères « en cabinet de ville dans le sud Berry » (et ce « de 1950 à 2010 ») ? Nous ne parlerons même pas de la troisième référence qui, cette fois, est attentatoire à l’intelligence (n’ayons pas peur des mots) de l’ensemble des réanimateurs  de la région Centre. Et ce pour la période 2000-2010. Beaucoup, en lisant ses lignes se reconnaîtront. On ne leur en voudra pas de se désabonner d’une revue qui n’est plus, du moins ici et maintenant, ce qu’elle fut.

Open Data

Que l’on nous comprenne bien. Il ne s’agit nullement ici de la défense obsolète d’une conception surannée de la confraternité.  Mais l’heure et grave et la solidarité professionnelle plus que jamais nécessaire. On sait que la  presse écrite vit aujourd’hui ce que vécut la sidérurgie (vers sa fin). Voulons-nous que ce mouvement touche bientôt la presse médicale indépendante ? A ironiser sur ses confrères, à ne pas respecter (avec l’aide de l’assurance-maladie…) l’intimité des échanges au sein des cabinets médicaux. Demain ce seront les officines… , Prescrire sait-il qu’il se met lui-même en grand danger ? On nous dit sa rédaction actuellement traversée de sourds mouvements tectoniques …. On dit cette même rédaction  partagée sur la question de l’Open data… Ces tensions s’exacerberont si les ventes fléchissent. Ce n’est pas un menace mais, disons, une crainte…

Les Deux-Magots au 83 bd Voltaire ?

On connait malheureusement la suite : l’ouverture vers des capitaux étrangers et hostiles, les querelles intestines sans fondement, les augmentations de capitaux, l’hôtel particulier du 83 boulevard Voltaire transformé en une sorte Deux-Magots, un directeur général passé par le Leem puis par l’Ansm. Et pour finir, après l’augmentation massive des abonnements ce serait l’entrée (encadrée) de la publicité pharmaceutique dans ces pages sacrées.

Nu ne veut de cette évolution délétère. Pour cela un remède : ne faut plus jamais médire de nos confrères. Et mieux q’un remède, une solution : tout faire relire par Luc Cifer. »

Ici s’arrête le billet que notre confrère nous a demandé de poster.

A demain

 

4 réflexions sur “Prescrire publie une étude scientifique et manque à la confraternité. C’est un très grand danger

  1. Vous en dites trop ou pas assez.
    Les critiques de cet inconnu, peut-être vous, sont du niveau de Closer.
    On aimerait des détails sur les remous internes à Prescrire.
    L’introduction de la publicité ?
    Bonne journée.

  2. Demain, c’est le premier avril, avis à la population prête à s’enflammer pour des poissons !
    Il y a quelques années, vexée de ne rien savoir sur les greffes de prostate, j’avais effectué une recherche sur Medline, sur le site du CHU de Rennes, etc… jusqu’à percuter sur la date de publication de l’article de Prescrire.
    Allez, on se détend et on exerce ses zygomatiques…

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