Excitations sexuelles des parents d’élèves de maternelle : la menace de l’enkystement

Bonjour

C’est une sale affaire. Et cela deviendra, si l’on ose écrire, un cas d’école, un exemple du genre. On se souvient de l’essentiel  ( « Excitations sexuelles de parents d’élèves dans une école maternelle du Jardin de la France » et « Rebondissement politiques dans l’affaire des excitations sexuelles des parents d’élèves du Jardin de la France ».

A savoir :

1 l’accusation invraisemblable visant  une enseignante d’une école maternelle de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) qui aurait, dans sa classe, déshabillé un petit garçon et une petite fille et les aurait contraint de se toucher mutuellement les organes génitaux. Tout cela dans le cadre d’un programme expérimental de l’Education nationale relatif à la théorie du genre, programme qui n’existe pas dans la région Centre.

2 l’amplification de cette plainte via une vidéo postée sur les réseaux sociaux par la correspondante locale de  l’association  radicale « Journée de retrait de l’école » (JRE) fondée par Faridi Belghoul, ancienne  militante d’extrême gauche devenue proche d’Alain Soral. Selon elle l’enfant «  a expliqué que la maîtresse avait baissé son pantalon, qu’il y avait aussi (…) une petite fille à qui on a baissé le pantalon et (…) que la maîtresse a demandé à la petite fille de toucher ses parties génitales et au petit garçon de toucher les parties génitales de la petite fille et ensuite de se faire des bisous ».

3 la coïncidence entre ces évènements est le second tour de l’élection municipale de cette commune où se représentait Philippe Le Breton, un maire socialiste connu pour son combat en faveur de la laïcité dans une commune où les tentations de communautarismes sont loin d’être négligeables.

4 la découverte qu’un tract en faveur des thèses de JRE et incitant à voter pour l’adversaire du maire, Frédéric Augis, de droite avait été distribué au même moment, deux jours avant le scrutin. Un tract portant le logo de la campagne de M. Augis. Puis, à la surprise générale l’élection de M. Augis, avec une avance de 206 voix ( sur 14 468 suffrages exprimés).

Mère tchétchène

Et maintenant ? Avant tout le risque de l’enfermement. La Nouvelle République nous apprend que La maman du garçon de trois ans vient de porter plainte au commissariat de la ville voisine de Tours. Cette mère, d’origine tchétchène, était accompagnée de proches, des militants et sympathisants de l’association JRE.

« Déjà présente en Touraine en fin de semaine dernière, Mme Belghoul aurait été aperçue hier aux abords du commissariat. Elle communique peu et choisit de rares médias pour s’exprimer, observe La Nouvelle République.
Même mutisme hier de la part des militants qui accompagnaient la maman. Celle-ci avait déjà déposé une main courante la semaine dernière. Elle ne pouvait faire plus en raison d’un problème de langue. Hier, l’interprète de russe, une Ukrainienne assermentée auprès du tribunal, est venue traduire la déclaration lors de la longue audition au commissariat. Plainte a-t-elle été déposée contre l’école ? Contre l’enseignante ? Les autorités ne communiquent pas plus que les militants de la JRE. »

Effrayer les parents

Depuis que l’affaire a éclaté  l’Éducation nationale fait bloc derrière l’enseignante qui, d’après le directeur académique, Antoine Destrés, est assistée en permanence d’une ‘’Atsem’’ dans sa classe.  Le rectorat a, d’ailleurs, lui aussi, porté plainte en diffamation tout comme l’enseignante et la directrice de l’école. Le directeur académique a rappelé qu’il n’y a pas « d’éducation au genre » dans les écoles du département. Un syndicat d’enseignant, le Snuipp, dénonce « une campagne mensongère et réactionnaire qui vise à effrayer les parents d’élèves »Le SNUDI-FO évoque aussi « des accusations mensongères ». Sud Éducation et le Réseau Éducation sans frontière apportent aussi leur soutien à l’école.

La souffrance, pas les causes

Deux camps radicalement opposés donc. Côté politique la situation est étonnamment floue. Frédéric Augis a dans un premier temps annoncé qu’il allait porter plainte contre X.  Aujourd’hui le nouveau maire  ne confirme ni ne dément.  « Ce qui est important à prendre en compte dans cette histoire, c’est la souffrance de la famille, le traumatisme des enseignants » dit-il. Prendre en compte la souffrance sans chercher à en connaître les causes premières. C’est une politique.

Triste cas d’école

Mêmes atermoiements dans le camp adverse  où Philippe Le Breton envisageaitde porter l’affaire en justice devant le tribunal administratif pour obtenir l’annulation du scrutin. « Mes propos ont été mal interprétés, a-t-il confié à la Nouvelle République. Nous avons examiné le dossier, c’est vrai, avec mon équipe. Nous avons analysé le contexte mais ça semble très compliqué. Cela dit, n’importe quel électeur peut saisir le tribunal administratif. »

Le  maire défait pourrait également porter plainte pour diffamation. D’un strict point de vue juridique, l’annulation de cette élection est possible. Le sera-t-elle ? En toute hypothèse voici un triste cas d’école, un exemple du genre.

A demain

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