Alcool à sniffer : bientôt sur le marché. Indispensable pour vos « soirées cartables »

Bonjour

Il devait arriver sur le sol américain. Le Bureau de taxation et du commerce de l’alcool et du tabac américain avait donné son feu vert. Mais par une obscure manœuvre de dernière minute l’affaire ne s’est pas faite. Une manœuvre commerciale pour mieux faire monter la pression ? Associated Press raconte l’affaire ici. Reste que  les sachets d’alcool en poudre sont là, estanpillés « Palcohol » par la firme Lipsmark.

Palcohol : Pal (copain) et alcohol

Par une astuce technique brevetée leur contenu  permet d’obtenir du « rhum » (version « R » ou de la « vodka »(version « V ») (avec ajout d’eau) ou des cocktails (« Cosmopolitan », « Mojito », « Powderita » and « Lemon Drop ») en diluant avec du jus d’orange ou du soda). Ces sachets peuvent aisément tenir dans une poche. C’est là, explique en substance le fabriquant, une manière simple de se détendre après des activité sportives ou touristiques sans avoir à transporter de lourdes bouteilles ou d’encombrantes canettes.

Voie nasale

Pour le site lemondedutabac.com, proche des buralistes, l’un des problèmes est ici « l’utilisation détournée possible de la poudre par voie nasale ». Le site ajoute que  Lipsmark a mis un gros « warning » sur son site : « ne faites pas cela, ce serait irresponsable et pas une manière intelligente d’utiliser ce produit ». En  précisant qu’il faudrait sniffer au moins 60 grammes de cette poudre pour avoir l’équivalent d’un verre d’alcool.

« Il n’empêche que la poudre pourrait aussi être saupoudrée sur des aliments » ajoute lemondedutabac.com. L’alcool en poudre n’est pas une nouveauté : il est courant au Japon depuis une dizaine d’années. Depuis fin 2013, une société américaine vend déjà de la bière en poudre, un concentré de houblon qui, mélangé à de l’eau gazéifiée, est supposé donner une bonne pinte. »

Brevets

L’affaire passionne la presse américaine. John Coupland, un spécialiste de la Penn State University, eplique qu’il existe plusieurs brevets sur ce thème déposés depuis des années, dont l’un de la General Foods Corp. datant des années 1970.

CBS met en garde contre les dangers à venir.

 Globalnews fait de la pédagogie pratique.

CNN et Fortune racontent toute l’histoire par le menu.

Clubbing

En France le Dr Laurent Karila,  addictologue à l’hôpital Paul-Brousse (Villejuif) s’est exprimé sur le site pourquoidocteur.   « C’est probablement un beau coup marketing, mais ce n’est pas bon pour nos jeunes, explique-t-il.  L’alcool en poudre s’adresse d’abord à « une population jeune et clubbing, avec tous les risques déjà présent : binge drinking, neknomination, intoxication aiguë… C’est le pire coup marketing qui puisse arriver à des jeunes. Et il y a un risque de détourner l’usage de la poudre et la sniffer directement. »

Comas

Hier 26 avril le 20 heures de France 2 montrait sous quelques coutures la gigantesques « soirée cartable » organisée à Rennes. 13 comas éthyliques (on peut voir la vidéo ici) ? Fatigués, plus que blasés, soixante policiers fouillent les sacs et jettent  leurs saisies dans des containers. 900 bouteilles d’alcool dans les cartables. Bien évidemment les jeunes trouvent de multiples astuces pour contourner la vigilance des forces de l’ordre. Demain à Rennes, en Bretagne et partout ailleurs,  la tâche de ces adolescents sera facilitée. Et les gendarmes seront dépassés. Grâce à Palcohol, l’indispensable des « soirées cartables ».

A demain

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s