Jean-Louis Borloo et sa maladie : l’heureuse exception médiatique

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Plus de deux mois, déjà, que le secret tient. Une dépêche de l’Agence France Presse le confirme. Datée du 17 juin elle nous dit que Jean-Louis Borloo vient de faire sa première apparition dans une manifestation publique depuis fin janvier. C’était  à l’occasion d’une journée d’échanges sur la rénovation urbaine. L’homme était présent à l’ouverture, au Palais des Congrès de Paris, assis au premier rang du public. Il a alors salué la ministre socialiste de la Ville,  venue présenter la nouvelle « carte de la pauvreté » qui définit les « quartiers éligibles » aux crédits de son ministère.

Retrait

Le thème de la rénovation urbaine est très cher à Jean-Louis Borloo. Il avait ainsi lancé en 2003 le premier programme  de ce type. Il était alors  ministre de la Cohésion sociale.  « Il n’a cependant pas pris la parole » dit l’AFP qui se borne à rappeler que l’ancien ministre a été hospitalisé fin janvier « pour une pneumonie suivie d’une septicémie ». M. Borloo avait ensuite annoncé, début avril, le retrait de tous ses mandats et ses fonctions politiques. Depuis il a simplement enregistré une vidéo, diffusée le 18 mai lors du dernier grand meeting des centristes UDI/MoDem pour la campagne des élections européennes.

Lettre

Plus récemment Jean-Louis Borloo s’était adressé  aux habitants de sa circonscription du Valenciennois (Nord), là où les électeurs sont appelés à élire les 22 et 29 juin son successeur à l’Assemblée nationale. Il l’a fait sous la forme d’une lettre manuscrite publiée il y a quelques jours dans le Journal du Dimanche. Une lettre dans laquelle il explique que son état de santé « s’améliore ».

Où est l’information dira-t-on ? Elle tient, précisément, dans l’absence d’information sur la nature précise de la maladie dont souffre cet homme public. C’est  la démonstration que le respect de la vie privée des hommes qui se retirent de la vie publique est possible. Possible en France et en 2014. C’est, sinon une bénédiction, du moins une heureuse et salutaire exception.

Energie

En avril nous nous interrogions sur la durée de cette exception (« Jean-Louis Borloo : combien de temps le secret sur sa santé sera-t-il respecté ? »).

« Je n’ai pas en l’état toute l’énergie nécessaire pour remplir complètement toutes mes responsabilités. J’ai donc décidé de mettre un terme à mes fonctions et mandats » expliquait alors Jean-Louis Borloo dans un courrier envoyé au comité exécutif de son parti. Depuis le secret que l’homme entend garder  n’est pas violé. C’est doublement  remarquable.

D’abord parce que l’annonce  de sa pneumonie avait, sur les « réseaux sociaux », alimenté de sordides propos. Ensuite parce que M. Borloo avait parfois confié  à quel point il avait pu être profondément blessé par les multiples caricatures (sur Canal + notamment)  faisant de lui un alcoolique. Avec certaines affections mentales, l’alcoolisme est l’une des rares maladies capable de déclencher le rire. Pourquoi ? Tous les alcooliques en souffrent-ils ?

Blessure

« La presse politique ne m’a jamais considéré comme l’un des leurs, avait un jour confié Jean-Louis Borloo. Allez savoir pourquoi. Ça m’est complètement égal, sauf qu’il s’agit de trouver une façon de me caricaturer. Ils ont essayé de trouver l’alcool. Alors ça, en revanche, c’est extrêmement blessant.»

Aujourd’hui l’exception concernant Jean-Louis Borloo dure. C’est là une information heureuse.

A demain

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