1er juillet 14 : mort des vignettes de médicaments. Et maintenant, que fait-on d’intelligent ?

Bonjour

La société française évolue à grande vitesse. Et cette vitesse ne cesse de grandir. Notamment là où les écrans se repaissent du papier. Dans la presse bien sûr. Le dernier symptôme est daté de ce jour : Libération, cette création de Jean-Paul Sartre et de Serge July va basculer sous peu dans le tout-web. Et ce sous la férule de Johan Hufnagel, co-fondateur et créateur du jeune pure player Slate.fr. (disclamer)

Au temps du Mediator®

Dans les pharmacies aussi : c’est aujourd’hui que disparaissent les « vignettes ». Comment, à partir d’un certain âge, parler d’elles sans écraser une petite larme de nostalgie. Voire deux. Les ongles, les petits ciseaux parfois, pour décoller cette promesse colorée de remboursement sur le carton de la boîte du médicament. Et puis, immanquablement la pulpe de l’index qui colle. Celle du pouce parfois.

Ah le temps des vignettes …..  Ces confettis-Panini de la pharmacie  à placer sur la « feuille de maladie » ….. Et pourquoi « vignette » quand il s’agissait s’un simple timbre ? « Vignette orange » (15 %) ; « vignette bleue » (30 %) ; « vignette blanche » (65 %) et les plus graves : « vignette blanche barrée (100 %). On ne plaisantait pas, alors, avec les prescriptions. Ni avec le prescripteur. Et tout à l’avenant. Personne n’avait encore inventé le tiers-payant. La plupart des pharmaciens y était allergiques. Et le Mediator® connaissait alors un succès incontesté.

Et puis les pharmaciens ont compris que les temps changeaient. Et qu’il n’y avait aucune honte à vendre des génériques. A fortiori si on savait vous y intéresser.

Tourner la page des vignettes

Aujourd’hui une nouvelle page se tourne, celle des vignettes. L’information sur les prix et les taux de remboursement est désormais intégralement accessible en ligne sur le portail www.medicaments.gouv.fr . Ou encore à partir d’une application mobile dédiée : « medicaments.gouv ». Il ne fait pas bon ne pas être à la page. Ou être trop vieux.

« Cette mesure modernise, sécurise et simplifie les conditions de distribution des médicaments, tout en améliorant l’information des patients, explique Marisol Touraine, ministre de la Santé. Rendue obsolète depuis l’informatisation des feuilles de soins, la vignette pharmaceutique est remplacée sur les boîtes de médicaments par un code intelligent, appelé « Datamatrix », qui permet aux professionnels d’assurer une traçabilité complète des produits, de la production à la distribution en pharmacie. »

« Ticket Vitale »

Il faut désormais compter avec

. le « ticket Vitale », imprimé par le pharmacien sur l’original de l’ordonnance. Il contient les renseignements sur la prescription, mais aussi sur le prix et le taux de prise en charge de chaque médicament remboursable : sa présentation a été standardisée ;

. lesprix des médicaments non remboursables sont affichés dans les pharmacies ;

. le fait que les patients peuvent continuer à demander un prix, un devis ou un ticket de caisse au pharmacien ou au préparateur, seuls professionnels habilités à dispenser des médicaments.

Flasher avec son smartphone

Et chaque assuré social doit savoir que la suppression de la vignette s’accompagne d’une meilleure information le concernant. Ainsi :

. En « flashant » avec un « smartphone » le « Datamatrix » apposé sur la boîte d’un médicament, on accède instantanément à une fiche détaillée du médicament concerné sur une application dédiée appelée « medicaments.gouv », comprenant son prix, son taux de remboursement, mais aussi l’ensemble de ses caractéristiques ; l’application « medicaments.gouv » est d’ores et déjà accessible sur Androïd : elle le sera prochainement sur Apple.

. L’ensemble de ces informations est par ailleurs accessible à tout internaute dans un espace dédié au sein du site Internet du ministère des Affaires sociales et de la Santé : le portail www.medicaments.gouv.fr.

Transparence en attente

« Cette mesure de modernisation simplifiera le travail des pharmaciens tout en facilitant l’accès à une information complète et fiable sur le prix et le remboursement des médicaments » explique Marisol Touraine. L’étape suivante est connue : ce sera celle de la transparence. Plus précisément de la double transparence : la vérité chiffrée sur les ventes (volumes et valeurs) et la vérité pleine et entière sur la fixation des prix. Ainsi que le pourquoi du taux de remboursement ou du non-remboursement.

A l’heure où nous écrivons ces lignes aucune date n’a encore été fixée par le gouvernement qui refuse le véritable Open data. Cela ne saurait raisonnablement durer.

A demain

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