Mourir de « régurgitation gastrique » dans un fourgon de police

Bonjour

Une nouvelle mort en question. Abdelhak Goradia, 51 ans, citoyen algérien, devait être mis dans un avion jeudi 21 août à Roissy-Charles-de-Gaulle pour être expulsé de France. Il est mort dans des circonstances encore non élucidées à son arrivée à l’aéroport parisien. C’est, pour l’heure, un nouveau dossier médiatisé dans lequel les causes de la mort demeurent mystérieuses.  Après « la femme des urgences de Cochin », « l’enfant de la colonie de vacances de l’Ariège » et « l’enfant à l’appendicite de Saint-Denis ».

Résumons. Une source policière a d’abord confié, le 22 août, que l’homme  avait « fait un malaise dans le fourgon » qui le transportait à l’aéroport. Il était ensuite « mort d’une crise cardiaque, malgré les secours prodigués. Changement de lecture après les premiers résultats de l’autopsie révélés le 23 août par le parquet de Bobigny : « la mort a été provoquée par une asphyxie sue à une régurgitation gastrique ».

 Tout n’est pas dit

« Régurgitations gastriques » pour dire « vomissements » ? « Vomissements » et mort « malgré les secours prodigués » ? Tout n’est pas dit.  Sa famille, qui vit en France, annoncer alors souhaiter se porter partie civile pour connaître les circonstances exactes de sa mort.

Puis, le 24 août, deux des proches ayant pu voir le corps ont parlé à l’AFP. « On a constaté comme des blessures au visage, mais on ne pouvait pas voir le reste du corps, qui était caché, a dit un de ses cousins, Mahieddine, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. « Il avait comme un hématome sur le nez, sur le visage », a ajouté son neveu Hocine, également joint par téléphone par l’AFP. « Il avait une ou deux traces sur le visage, on ne sait pas à quoi elles sont dues » s’est bornée à dire une source proche du dossier.

Autopsies publiques

Abdelhak Goradia était arrivé en France en 1996 avec un visa. Puis il était resté au-delà de sa date de validité. En 2007, il avait été condamné pour escroquerie et vols et incarcéré. Cet été, à sa sortie de prison, il avait été immédiatement placé en rétention en vue de son expulsion. Il avait fait appel de la décision de l’expulser et s’était opposé à une première tentative d’expulsion, le 16 août. Pourquoi ?  « Parce qu’il a un fils de six ans né en France pendant sa détention » a précisé un proche.

Pourquoi ne pas rendre publics les résultats des autopsies quand les circonstances de la mort posent ostensiblement problème ? Une autre solution serait, certes, de ne pas les pratiquer. Comme dans l’affaire de la « morte des urgences de Cochin ».

A demain

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