Cannabis : tests salivaires sans prise de sang. Dès la rentrée et dans plusieurs départements

Bonjour

Est-de (déjà)  un effet du gouvernement « Valls II » ? Et la fin des espoirs de celles et ceux qui rêvent encore à la légalisation de sa consommation ?

Dans un entretien accordé à un groupe de quotidiens régionaux Jean-Robert Lopez n’y va pas par quatre chemins. Jean-Robert Lopez est, depuis cinq mois, le délégué interministériel à la sécurité routière. Il annonce que de nouveaux « tests salivaires de détection de drogue » vont prochainement être expérimentés sur les conducteurs automobiles. Et ce « dans plusieurs départements  ».

Stupéfiants et accidents

Constat : en 2013, dans 21 % des accidents mortels, la présence de stupéfiants chez le conducteur a été « repérée ».

M. Lopez:  « Je préfère dire que dans 4 % des cas, l’usage de stupéfiants est le facteur principal de l’accident. (1) Il y a une contrainte au niveau du dépistage des stupéfiants. Une fois le test salivaire réalisé, il faut le faire confirmer par une prise de sang. C’est coûteux et chronophage pour les forces de l’ordre. On va expérimenter à partir de cet automne dans plusieurs départements ce qu’on appelle le deuxième test salivaire. Au lieu d’aller en milieu hospitalier pour une analyse sanguine, les forces de l’ordre feront un deuxième prélèvement salivaire. Il sera envoyé dans un laboratoire pour confirmer d’une façon incontestable la prise d’une substance illicite. Ce test ressemble à un petit bâtonnet. Cela devrait nous permettre de pratiquer davantage de dépistages sur le bord de la route. »

Succès de l’entreprise

M. Lopez précise que seuls 114 00 tests salivaires de cannabis ont été pratiqués en 2013. Mais il s’agissait de tests qui n’étaient pas faits de manière aléatoire comme ils le sont pour l’alcool. Les forces de l’ordre utilisaient le test quand le comportement de l’automobiliste n’est pas approprié ou après un accident. Résultat : les tests étaient positifs dans 33 % des cas.

M.Lopez ne dit pas aux quotidiens régionaux dans quels départements les tests aléatoires de recherche du cannabis salivaires seront effectués. Sans doute pour augmenter le succès de l’entreprise

A demain

(1) Précisions (fort utiles) du Dr Philippe Arvers, médecin addictologue (Lyon) :

 En 2005, l’étude SAM menée par l’INRETS (http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/SAM1.pdf) et publiée dans le BMJ avait précisé la part respective de l’alcool et du cannabis dans la survenue d’un accident mortel :

 Toutes concentrations confondues, la fraction d’accidents mortels attribuable à une positivité au cannabis est de l’ordre de 2,5 %.

Les conducteurs sous influence du cannabis (toutes concentrations de THC confondues) ont 1,8 fois plus de risques d’être responsables d’un accident mortel que les conducteurs négatifs.

En matière de responsabilité d’un accident mortel, les conducteurs sous influence de l’alcool (tous taux confondus) ont 8,5 fois plus de risques d’en être responsables que les conducteurs qui ne sont sous l’influence ni de l’alcool ni du cannabis.

Toutes concentrations confondues, la fraction d’accidents mortels attribuable à l’alcool est de l’ordre de 28,6 % ; la part attribuable aux seules alcoolémies supérieures au seuil légal ( ≥ 0,5g/l) est de 25,2 %

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