Ebola : on prévoit plus de 20 000 cas (officiel)

Bonjour

Jusqu’où ? Jeudi 28 août le cap des 3000 cas est dépassé. Avec 50% de létalité. Chacun des soldats de première ligne sait que ce n’est là que le minimum de ce qui peut être officiellement dit. Officiellement, précisément, on change d’échelle.  Pour l’OMS, le nombre total de cas pourrait, à terme, dépasser 20 000. On goûtera comme on peut la précision. Un conditionnel un futur plus que vague et un plafond inconnu.

Seule certitude, nous somme sur une pente ascendante. Et son pourcentage commence à donner le vertige. Pour l’OMS  « plus de 40 % du nombre total des cas sont survenus au cours de trois dernières semaines ». Elle ajoute que la majeure partie des cas « sont concentrés dans quelques localités ».

Port Harcourt touché

Une localité  est, dans cette partie de l’Afrique, un concept assez vague. Monrovia où des dizaines de milliers de personnes ont été placées dans une  quarantaine relative est-elle une localité ?   Au Nigéria, la ville et site pétrolier de Port Harcourt – où un médecin vient d’être déclaré contaminé (voir la BBC) – sont-ils une localité ?

Pour le reste les informations se multiplient au rythme des informations et la contagion gagne dans tous les domaines. Cela s’inversera bien sûr. Quand ?

Stigmatisation africaine

« Pour tenter d’enrayer la progression du virus » les ministres de la Santé des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se retrouvent une nouvelle fois aujourd’hui  à Accra, la capitale ghanéenne, pour discuter d’une stratégie commune. Du moins les ministres qui ont pu se déplacer. Or  ceux des pays les plus touchés sont absents : plus de dessertes aériennes régionales. Et les frontières se ferment. Les quarantaines s’installent désormais à l’échelle des pays. Et c’est bientôt toute l’Afrique subsaharienne qui sera stigmatisée.

A ce stade les hauts responsables commencent à pressentir le vent du boulet. Le coordinateur de l’ONU contre le virus Ebola, le Dr David Nabarro, et le directeur adjoint de l’OMS pour la sécurité sanitaire, le Dr Keiji Fukuda annoncent désormais haut et fort qu’il faudra au moins six mois pour stopper l’épidémie. Une épidémie que Médecins sans frontières (MSF) qualifie depuis quelque temps déjà d’« incontrôlable ». Il faut lire, relire et faire relire le texte qu’elle signe et dont nous venons de parler, avec Slate.fr.

Portes fermées

Un texte signé non pas dans The Lancet (journal soucieux d’une certaine éthique) mais bien dans The New England Journal of Medicine (journal qui vante haut et fort à travers le monde les vertus de la médecine fondées sur les preuves).

Les preuves sont là. Les solutions sont connues. Les avions restent au sol. Depuis 1976 Ebola était une menace fantasmatique. Aujourd’hui le virus est à notre porte et l’Occident commence à fermer ses portes. En ne comprenant pas, sans même parler de « solidarité entre les hommes » que c’est la pire des solutions.

A demain

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