Ebola : la fièvre monte à Port Harcourt (Nigéria)

Bonjour

Que se passe-t-il à Port Harcourt, capitale pétrolière du Nigéria (environ 1,5 millions d’habitants) ? On avait appris il y a quelques jours qu’un médecin « évadé » s’y était réfugié, qu’il y avait été retrouvé infecté par le virus Ebola et que l’annonce de sa mort (survenue le 22 août) avait été faire par les autorités sanitaires le 29 août. Dans le même temps on avait reconstitué, en amont, les échelons de la chaîne infectieuse. Le Dr Ike Enemuo avait été en contact avec le premier cas d’Ebola diagnostiqué au Nigéria : Patrick Sawyer, un citoyen américano-libérien arrivé à Lagos par avion en présentant les symptômes de l’infection.

Or voici que les autorités  sanitaires nigérianes doivent mener l’enquête d’aval. Et que cette enquête va se révéler plus complexe qu’elles pouvaient l’espérer : on a appris, ce 31 août, que la femme de ce médecin est elle aussi infectée par le virus Ebola. Et que trois autres personnes avec le médecin viennent d’être admises dans un centre de soins spécialisés situé – par précaution, en dehors de la ville. L’information vient d’être donnée par le Dr Samson Parker, ministre de la Santé de l’Etat de Rivers. Comment comprendre autant de contamination en chaîne chez des personnes que l’on peut tenir pour mieux informées des risques que d’autres ? Faudrait-il redouter une nouvelle virulence ? 

Géants du pétrole

Le Dr Ike Enemuo était la sixième victime d’Ebola au Nigeria, et la première survenue en dehors de Lagos, ce qui laissait redouter  une extension de l’épidémie dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Sa veuve est elle-aussi médecin. Présentant les symptômes de la maladie elle avait été placée en observation à Lagos. Diagnostic confirmé. Les trois personnes qui viennent d’être hospitalisées et isolées sont un médecin, un pharmacien et une  femme ayant eu un contact avec le Dr Enemuo à l’hôpital où il est mort. Le diagnostic d’Ebola n’a pas été confirmé.

Aujourd’hui ce sont environ 200 personnes ayant pu avoir des contacts (primaires ou secondaires) avec les malades qui ont été placées sous surveillance à Port Harcourt. Une soixantaine d’autres sont recherchées pour être également suivies, a précisé le ministre de la Santé. L’inquiétude monte à Port Harcourt, notamment dans les milieux des personnes expatriées travaillant pour les géants du pétrole, tous présents ou presque autour de ce formidable gisement situé autour du delta du Niger.

A demain

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