Ebola : à Dallas l’erreur diagnostique se transforme en affaire d’Etat

Bonjour

Hier encore la superbe américaine. Aujourd’hui comme un parfum de panique. Dans tous les cas la démonstration (salutaire, peut-être) que tout système de filtrage de virus contagieux. Même Ebola. Même à Dallas (Texas).

Thomas Eric Duncan

Deux jours après l’annonce d’un premier cas de fièvre Ebola détecté hors du continent africain, les Etats-Unis prennent la mesure de la porosité de leur système. Une malencontreuse erreur diagnostique et c’est la panique dont tous les responsables sanitaires américains pensaient pouvoir faire l’économie. Il est désormais acquis que l’homme est resté contagieux durant quatre jours avant d’être placé en isolement. Avec toutes les conséquences que l’on imagine et celles que l’on commence à découvrir.

Hier encore tenu secret son nom fait l’objet de toutes les publicités. Âgé d’une quarantaine d’années, Thomas Eric Duncan est arrivé au Texas le 20 septembre au terme d’un vol Monrovia-Dallas via Bruxelles. Thomas Duncan ne présente alors aucun symptôme. Selon les autorités américaines il aurait passé sans difficultés les contrôles de température à l’aéroport de Monrovia. L’homme, qui venait rendre visite à sa famille à Dallas.

Antibiotiques

La suite est désormais bien connue : il commencé à se sentir mal quatre jours plus tard. Il se rend à l’hôpital, ne cache nullement qu’il arrive du Liberia. Mais l’information « n’a pas été bien communiquée au reste de l’équipe soignante » et il est renvoyé chez lui avec des antibiotiques (sic).

Deux jours plus tard son état empire et ses proches contactent les urgences. Il est alors placé en chambre d’isolement. Les analyses biologiques confirment le diagnostic. Hospitalisé depuis quatre jours, l’homme serait actuellement dans un état « grave mais stationnaire ».

Multiplication

Ce n’est pas tout. Les circonstances de la contamination du malade libérien sont désormais connues. Quatre jours avant son départ pour les États-Unis, il avait en effet aidé à porter une femme enceinte malade  jusqu’à un centre de traitement Ebola de Monrovia. Plus de place. Il la reconduit chez elle. Où elle mourra quelques heures plus tard. Pour résumer il a multiplié les situations de possibles contaminations comme le rapporte The Wall Street Journal

Aujourd’hui à Dallas une course contre la montre est engagée pour identifier les personnes avec qui il a été en contact. Tout en tenant compte des trois semaines d’incubation. Une équipe de neuf professionnels de santé a été affectée à la reconnaissance des personnes à risque. Le malade aurait été en contact direct avec douze à dix-huit personnes et, indirectement,  avec plus d’une centaine de personnes indirectement, parmi lesquels les trois employés de l’ambulance ayant conduit Thomas Duncan à l’hôpital, et cinq enfants fréquentant quatre écoles différentes.

Sanctions

Des témoins ont rapporté que le malade aurait vomi dans la rue devant chez lui au moment où il était transféré dans l’ambulance. Les établissements scolaires fréquenté par les enfants n’ont pas fermé, seul un nettoyage des locaux est prévu, mais les parents ont été prévenus et certains se refusaient pour l’instant à renvoyer leurs enfants en classe.

On ne sait pas si des sanctions ont déjà été prises dans le service qui a tardé à porter le bon diagnostic.

A demain

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