Ebola : l’affaire Thomas Eric Duncan continue. Aujourd’hui, le brincidofivir de Chimerix

Bonjour

L’histoire inimaginable de Thomas Eric Duncan se poursuit. L’homme est toujours entre la vie et la mort au Texas Health Presbyterian de Dallas. Au Texas ont dit qu’il « se bat pour sa vie ». Hier encore il n’y avait aucun « traitement expérimental pour lui. Et surtout pas de ZMapp dont avaient pu bénéficier les deux premiers soignants américains contaminés en Afrique. Plus de ZMapp avant longtemps affirment les responsables sanitaires américains. Nul ne comprend mais c’est ainsi, aux Etats-Unis.

Rien à attendre pour ce malade libérien. Et puis il y a quelques heures on apprend Thomas Eric Duncan, finalement, allait recevoir un nouveau traitement, encore jamais (officiellement) utilisé contre l’infection Ebola. Il s’agit du brincidofovir – une spécialité antivirale médicament expérimentale, création et propriété de la société biopharmaceutique américaine Chimerix.

Compassionnel – expérimental

Pourquoi rien hier et le brincidovir aujourd’hui alors que son état s’est aggravé ? Pourquoi ne pas avoir tenté cet essai plus tôt ? Est-on ici dans le compassionnel-expérimental ?  « Sur la base de données in vitro de travail menées par le CDC et les Instituts nationaux de la santé, nous espérons que brincidofovir peut offrir un traitement potentiel du virus Ebola au cours de cette épidémie » dit le Dr Michelle Berrey, président de e-Chimerix.

Chimerix peut être tranquille sur le versant éthique : le Dr Berrey assure que ce sont les  médecins traitants qui ont fait la demande et sa société a reçu le feu vert du gouvernement fédéral d’utiliser le médicament, qui est en test à un stade avancé.

Valeur en Bourse

Le brincidofovir, antiviral administré par voie orale, fait actuellement l’objet d’un essai clinique de phase 3 contre des adénovirus et des cytomégalovirus. Au total un millier de personnes auraient reçu cet antiviral. Mais ce dernier n’a jamais été essayé sur des humains infectés avec Ebola. Il avait très récemment démontré une activité in vitro contre ce virus.

Après s’être contaminé dans des conditions incroyables (au Libéria) et après avoir été victime d’une incompréhensible erreur de diagnostic (à Dallas) Thomas Eric Duncan a été retenu pour être le premier à l’expérimenter. Pourquoi si tard ?

Pour l’heure la valeur en bourse de Chimerix grimpe.

A demain

3 réflexions sur “Ebola : l’affaire Thomas Eric Duncan continue. Aujourd’hui, le brincidofivir de Chimerix

  1. Chacun sait que donner un traitement expérimental ne permettra pas de tirer la moindre conclusion qu’en à l’efficacité de ce traitement et encore moins qu’en à la nocivité de ce même traitement.
    Par contre donner ainsi un traitement expérimental a un effet très important dans le domaine financier par la spéculation qui s’y attache .
    Pourquoi au lieu de ce traitement expérimental ( un de plus) ne pas avoir donner le traitement antiviral du Sida qui lui est bien connu quand à ses effets secondaires et semble tout aussi efficace que ces traitements expérimentaux ?
    Cela n’aurait sans doute aucune influence financière positive dans ce dernier cas. Il faut peut être chercher dans cette hypothèse la raison .

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