Ebola : nous sommes les spectateurs des impuissances avouées des grands de ce monde

Bonjour

Mardi 14 octobre. La rengaine est à l’ordre du jour. Plus de 4000 morts officielles et le ballet diplomatique et économique reprend de plus belle. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit aujourd’hui à New York. Une fois encore Ebola au menu. Le président Barack Obama et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon appellent  la communauté internationale « à redoubler d’efforts pour faire face à l’épidémie. On nous dit qu’ils ont eu un échange téléphonique.

Redites

«Les deux dirigeants sont tombés d’accord  sur le fait que, face à la menace posée par Ebola, la communauté internationale devait faire preuve de plus de détermination et d’engagement pour répondre de manière résolue» à cette crise, a indiqué  la Maison Blanche hier 13 octobre.

Le même jour le Palais de l’Elysée annonçait que François Hollande avait parlé au président Obama. Pour nous dire que les deux présidents avaient dit la même chose. Ils souhaitent  «une mobilisation accrue de la communauté internationale et de l’Union européenne, en étroite coordination avec les Nations unies, l’OMS et les pays concernés».

Fausses confidences

Plus qu’inquiet de la suite des évènements le chef de la Mission des Nations unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER), Anthony Banbury, a appelé à «l’aide de plus de pays, de leurs militaires, de leurs civils, de leurs personnels de santé».

La directrice de l’OMS Margaret Chan met en scène une confidence : elle n’a  «jamais vu une crise de santé menacer la survie même de sociétés et de gouvernements dans des pays déjà très pauvres». C’est là un extrait d’un discours prononcé en son nom par un responsable de l’organisation onusienne. «Cette épidémie montre comment l’un des pathogènes les plus meurtriers au monde peut exploiter la moindre faiblesse du système de santé en Afrique subsaharienne » a-t-elle fait dire.

Nous sommes ainsi les spectateurs impuissants de l’impuissance avouée de la communauté internationale.

Aux abris

Et cela n’est pas fini. Jeudi 16 octobre ce sont les ministres de la Santé de l’Union européenne qui se réuniront  à Bruxelles. Il ne s’agit nullement d’aider massivement leaGuinée, la Sierra Leone et le Libéria.

Il s’agit de « discuter notamment d’un renforcement des contrôles aux frontières et mieux coordonner la prévention d’une meilleure coordination de la prévention face au risque de propagation de la maladie ». L’organisation des abris en somme.

Affoler le public

Pragmatique comme elle l’est depuis des siècles la Grande-Bretagne prévoit d’envoyer des équipes en combinaison de protection au domicile de cas suspects. Elle a établi des contrôles à l’arrivée dans ses aéroports et gares, suivant les exemples américain et canadien. La France commence à envisager l’hypothèse de pouvoir le faire pour les vols en provenance de Guinée. La ministre de la Santé convoquera la presse quand quelque chose sera décidé. Ce que la presse n’a guère goûté.

L’Espagne, qui a enregistré le premier cas de contamination hors d’Afrique, a décidé de former tout le personnel, de santé ou de secours, susceptible d’entrer en contact avec le virus. Les syndicats de soignants ont dénoncé une formation insuffisante aux protocoles de sécurité. Le Royaume-Uni annonce des exercices de formation simulant la présence d’un cas d’Ebola sur le sol britannique. Paris n’a semble-t-il pas encore envisagé de lancer de telles opérations pédagogiques au motif, dit-on, qu’elles pourraient affoler le public.

Imbroglio texan

Tancées par le président Obama les autorités sanitaires américaines revoient de fond en comble leur dispositif de prise en charge des cas suspects. On y tire les leçons de l’inimaginable imbroglio de Dallas. Avec comme un mea culpa à l’attention des soignants  de la part du Dr Thomas Frieden, patron des CDC.

L’infirmière texane contaminée au contact de Thomas Eric Duncan assure avoir respecté les consignes et l’hôpital de Dallas assure  qu’elle portait l’équipement (masque, gants, tenue de protection) recommandé par les CDC. Son chien sera épargné, ont annoncé les autorités américaines. En Espagne les autorités sanitaires avaient choisi d’euthanasier Excalibur.

Ouvert de 9h à 21h

En France Mme Touraine invite la  presse à visiter les locaux du « numéro vert » que le gouvernement a décidé de mettre en place « à sa demande ». Rendez-vous est pris aujourd’hui à 11h 45 Immeuble Quatrium Nord – 110, avenue Gaston Roussel (anciennement route de Noisy) 93230 Romainville.  RMC-BFMTV sera là. Précision : ce numéro vert 0 800 13 00 00 (appel gratuit) n’existe que de 9h à 21h. On préférera le 15.

A demain

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