Chikungunya: premiers cas autochtones dans l’Hexagone (centre-ville de Montpellier)

Bonjour

L’alerte vient d’être lancée par l’ARS Languedoc Roussillon  et relayée par le site Medscape France (Dr Isabelle Catala).  Quatre personnes d’une même famille (âgées de 40 à 60 ans) sont contaminées par le chikungunya depuis le mois de septembre. Et ce dans un quartier proche du centre-ville de Montpellier. Il s’agit des premiers cas autochtones dans le Languedoc Roussillon, région concernée par la présence d’Aedes albopictus depuis 2012. Ces contaminations sont en lien avec deux phénomènes météorologiques : des pluies particulièrement abondantes depuis deux mois et des températures extrêmement douces pour la saison.

Quartier de « Las Sorbes »

Point important : ces deux cas ne serait  pas survenus en l’absence de cas importés de chikungunya. Dans cette région, quarante-deux  cas d’infection, majoritairement en provenance des Antilles, ont été confirmés depuis le 1er mai 2014. Aujourd’hui l’analyse virologique a permis de relier les quatre cas autochtones à un cas importé qui vivait dans le même quartier de « Las Sorbes » de Montpellier et qui avait voyagé en région endémique quinze jours auparavant.

« Le premier malade a été diagnostiqué mi-septembre par un médecin traitant alerté par une forte fièvre et des arthralgies. Le virus a ensuite été transmis par piqure de moustiques à trois autres personnes. Aujourd’hui, la famille va bien », a expliqué le Dr Béatrice Roche de l’ARS Languedoc Roussillon à l’occasion d’une conférence de presse.

Nouvelles démoustications

Les représentants de l’Entente Interdépartementale de Démoustication (EID) ont procédé à un traitement du quartier il y a 72 h et une nouvelle démoustication devrait avoir lieu dans la semaine (1). Le plan départemental anti-dissémination a été passé en « niveau 3 » par le préfet de l’Hérault. En collaboration avec l’ARS, il invite la population à adopter des mesures visant à maitriser la dissémination du virus : destruction des gîtes, protections individuelles, protection de l’habitat.

Heureux hasard : la température devrait baisser dans les jours qui viennent sur Montpellier et la région Languedoc Roussillon. Et chacun sait que les femelles Aedes albopictus ne pondent plus en deçà de 25 °C.

A demain

(1) Passage du plan anti-dissémination de la dengue et du chikungunya du niveau 1 au niveau 3, communiqué 21 octobre 2014.

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