Suicide altruiste: à 94 ans il tue son épouse avec un marteau avant de se défenestrer (Poitiers)

Bonjour

Un drame parfait. A l’aube du 12 novembre Louis, 94 ans, a tué son épouse dans sa chambre à coups de marteau. Il a ensuite enjambé le rebord de la fenêtre. Un saut d’environ sept mètres sur le sol de la dalle. C’est à cet endroit, que l’aide-ménagère qui venait « assister le couple dans son quotidien » l’a trouvé.

Procureur sobre

Les pompiers ont été appelés. Il était trop tard. Beaucoup trop tard. Les techniciens de la police scientifique et les enquêteurs de la sûreté départementale sont appelés à leur tour. Le deuxième corps est découvert. François Thévenot, procureur de la République adjoint se rend sur les lieux du drame. Il confirmera à la presse les circonstances des deux décès.

« C’est un drame de la vieillesse », indique sobrement le procureur de la société. Cela peut se dire ainsi. Louis a précisément laissé une lettre pour expliquer ses gestes à leurs enfants. Sa femme souffrait depuis environ un an et demi de la maladie d’Alzheimer. Lui se remettait difficilement d’une opération de la hanche datant de trois semaines.

Fin du déclin

« Il a voulu couper court à leur déclin, écrit La Nouvelle République (Emmanuel Coupaye). Les psychiatres appellent ça le suicide altruiste : donner la mort à un proche et se supprimer pour mettre fin aux souffrances communes. » Pourquoi le marteau ? On ne le saura sans doute pas.

Que peut faire le journaliste sinon, comme Maigret, aller parler aux voisins ? Les Betremieux habitent le pavillon voisin, rue de Longerolle à Chardonchamp, hameau de Migné-Auxances, dans l’agglomération de Poitiers (Vienne).  Ils se voyaient tous les jours, de l’autre côté de la haie. « Nos maisons ont été construites ensemble ».

Eaux et Forêts

« Si vous me voyez dans le jardin faut m’appeler qu’elle me disait. Elle avait la maladie d’Alzheimer, explique la voisine du couple. On n’aurait jamais imaginé une chose pareille. » Son mari la coupe. « Ah si, moi je ne suis pas surpris. » Il évoque un homme au caractère fort, un ancien commandant des Eaux et Forêts. Un homme « qui ne lâche pas prise ». Un « caractère qui ne supportait pas de voir la vie lui filer entre les doigts ». Une vie « qui avait déjà pris sa femme ».

Que peut faire la presse ? Peut-être, comme ce quotidien régional, raconter ce qui se fait à Romorantin, dans le département voisin du Loir-et-Cher. Depuis une bonne quinzaine d’années, Marie-Jo Breut consacre chacun de ses mercredis après-midi aux malades d’Alzheimer. Aux malades et à leurs proches, parfois, « lorsque leur moral vacille ». Marie-Jo Breut est une bénévole de France Alzheimer. Elle « écoute », « apaise », « distrait ». « Stimule » aussi.

Comptines enfantines

« Voici quelques semaines, l’antenne romorantinaise a intégré un atelier de gymnastique. Sous la conduite d’une animatrice spécialisée, les visiteurs, une quinzaine en moyenne, de 60 à 90 ans,, sont invités à reprendre des enchaînements simples avec foulards et ballons, raconte La Nouvelle République. La coordination des gestes est reprise en douceur mais l’exercice épuise rapidement ». « Nous les incitons à parler, à se raconter », précise Marie-Jo.

Des goûters, des comptines de l’enfance. Orléans… Beaugency… Notre-Dame de Cléry… Vendôme, peut-être… Vendôme ? Que reste-t-il de ce Dauphin si gentil ?

A demain

2 réflexions sur “Suicide altruiste: à 94 ans il tue son épouse avec un marteau avant de se défenestrer (Poitiers)

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