Psychiatrie : Jean-Vincent Placé, sénateur Vert accuse de « déraison » le ministre de l’Intérieur

Bonjour

Que faut-il comprendre à ce que dit Jean-Vincent Placé ? Jean-Vincent Placé, sénateur de l’Essonne et élu Vert bien connu. M. Placé sénateur-twitteur bien connu, spécialiste du  #berk  que nous avons rencontré il y a peu sur le chemin de ragondins bretons étiquetés FNSEA. Cette fois le sénateur place la barre nettement plus haut que celle des tracteurs : il s’attaque au ministre de l’Intérieur – Bernard Cazeneuve en personne.

Très lourdes fautes

M. Placé vient de déclarer que ce ministre a commis, lors du drame du barrage de Sivens, de « très lourdes fautes qui le laissent au bord de la déraison ». Devra-t-il, de cela, rendre raison ? Jean-Vincent Placé s’exprimait devant l’Association des journalistes parlementaires. Il a encore reproché au ministre de l’Intérieur « d’avoir lourdement failli » et « d’avoir perdu ses nerfs ».

C’était le 26 novembre face au coprésident des députés écologistes François de Rugy. Il est vrai que le ministre de l’Intérieur avait dit à ce dernier qu’il avait « de la haine à la commissure des lèvres ». Avait-il de la haine à cet endroit ? N’en avait-il pas ? RMC-BFMTV ne nous le dit pas. Des prélèvements ont-ils été effectués ?

Syndrome d’Agnan

« Le ministre de l’Intérieur, dans cette affaire, a eu le syndrome de celui qui croyait être le bon élève du gouvernement, a encore lancé M. Placé. Puis là, il a lourdement chuté à Sivens, et comme les bons élèves, il n’a pas bien compris. Il a lourdement failli, et à un moment, il a perdu ses nerfs. Tenir ces propos à un président de groupe de la majorité présidentielle, ça n’a aucun sens. Quelque part, dans cette affaire, il a fait de très lourdes fautes qui le laissent au bord de la déraison. »

Ceci lâché, M. Placé a refusé de commenter. Une journaliste, pertinente lui a simplement demandé, avec la naïve fraîcheur qui, souvent, caractérise les journalistes parlementaires femmes : « Voulez-vous dire qu’il est fou ? ». Pas de réponse. Ce qui, en soi, en est déjà une.

Troisième personne

« Au lieu d’essayer d’analyser ses erreurs, au lieu d’essayer d’en reconnaître, ce qui est une preuve d’intelligence, il a voulu se dire qu’il avait raison sur tout et monter le combat, assez ciblé sur François de Rugy, un peu sur moi, évitant d’ailleurs Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot » a encore dit M. Placé. Puis il a ajouté : « J’ai trouvé cela intéressant qu’il cible sur François et sur moi ».

Seul M. Placé a compris ce qu’il disait de M. Placé. M. Placé, très bon élève, n’est pas loin de parler de lui à la troisième personne devant les médias – ce qui est un symptôme, généralement, assez parlant.

Le cas Taubira

De quoi les propos de Jean-Vincent Placé sont-ils le syndrome ? Peut-être de la parole décomplexée, de l’émotion dérégulée ? Une situation dont on peut raisonnablement estimer qu’elle est contagieuse comme le montre, une nouvelle fois Christiane Taubira. La garde des Sceaux, ministre française de la Justice  s’était il y a peu indignée qu’un policier blanc ayant tué un jeune Noir outre-Atlantique ne soit pas poursuivi (émeutes de Ferguson).

« Il faut se garder de faire des commentaires sur ce qui se passe aux Etats-Unis, vient de déclarer Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. Les Etats-Unis ont des règles et des procédures qui sont en cours. » M. Le Foll répondait à la presse lors du briefing hebdomadaire à l’issue du Conseil des ministres.

La garde des Sceaux, ministre française de la Justice ignore-t-elle que les Etats-Unis ont des règles et des procédures judiciaires ?

A demain

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