Fin de vie : ce sera non au « suicide assisté » (Jean Leonetti dans L’Obs)

Bonjour

Libération pour Alain Claeys (PS). L’Obs pour Jean Leonetti (UMP). A la veille de la remise, solennelle, de leur   rapport sur la fin de vie au président de la République le médecin et député UMP s’est confié à l’Obs.  Pour dire quoi ? Au-delà des propos lénifiants de circonstance (« Il faut permettre aux gens de partir doucement et sans souffrance ») on trouve deux éléments essentiels qui devraient être officialisés demain depuis le Palais de l’Elysée.

Tout d’abord la réaffirmation des vertus d’une « sédation profonde et continue » en toute fin de vie. Soit une prévention contre les « stop ou encore » pratiqués dans certains services de soins palliatifs. « J’ai vu des patients qui demandaient des sédations, on les endormait, puis on les réveillait pour être surs qu’ils voulaient mourir » rapporte ainsi le sociologue Philippe Bataille ; médiatiquement connu pour avoir enquêté dans des services de soins palliatifs, interrogé en parallèle dans L’Obs.

Pour autant Jean Leonetti reste opposé au suicide assisté  (toléré en Suisse) – ainsi qu’à l’euthanasie active (légale au Bénélux). « Je pense qu’à partir du moment où on lève un interdit, on ouvre la voie à de plus en plus de transgressions », estime-t-il. Il souhaite enfin que les « directives anticipées »  par lesquelles une personne exprime ses souhaits pour sa fin de vie deviennent à l’avenir « plus contraignantes ». Les spécialistes du sujet apprécieront la nuance du plus.

Nous savons désormais à peu près tout de ce qui sera révélé demain à l’Elysée. L’Association pour le Droit de mourir dans la dignité et son président peuvent commencer à manifester.

A demain

Une réflexion sur “Fin de vie : ce sera non au « suicide assisté » (Jean Leonetti dans L’Obs)

  1. Sédation profonde : c’est un pléonasme. Dans les bonnes pratiques le patient est au moins Rudkin 4. Alors que veut-on dire par « profonde » ?
    Sédation terminale : ce n’est donc plus une sédation en phase terminale, mais une sédation qui termine… la vie. La porte est ouverte à toutes les interprétations et à la pratique d’une euthanasie qui ne veut pas dire son nom. Cette confusion est effrayante.
    Le médecin qui fera état de sa clause de conscience devra t’il référer son patient à un collègue qui acceptera de « terminer la sédation » ? envisage t-on un registre des médecins qui accepteront de le faire afin que le patient sache à qui s’adresser ?
    Si la loi Leonetti, donc le livre 1 du CSP est modifié, qu’en sera t-il du livre 4, notre code de déontologie médicale, et de son article 47 ?
    En tout état de cause, le médecin prescrit mais c’est l’infirmière qui exécute et qui modifiera les paramètres de la seringue électrique (ou qui poussera la seringue).Facile pour le médecin. Que disent elles, les infirmières ?
    Je m’arrête là pour les questions. Bonne fin de soirée.
    Docteur Cécile Jaeger, médecins de soins palliatifs.

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