Après la « voiture folle » de Nantes, la fraternité de la famille de Virgile Porcher

Bonjour

Nous évoquions, hier, le prélèvement d’organes effectué au CHU de Nantes sur le corps de Virgile Porcher, 25 ans, tué le 22 décembre par une « camionnette folle » conduite par un homme de 37 ans qui tenté de se suicider après les faits. Un drame un instant attribuée à un extrémiste musulman avant que l’on évoque d’autres hypothèses où l’alcoolisme pourrait jouer un rôle.

Un trésor

La sœur de Virgile Porcher déclarait alors dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France qu’un prélèvement d’organes avait été effectué. De son vivant il  ne lui avait parlé de cette possibilité. « Mais il en avait parlé à l’une de ses proches amies, déclarait-elle alors. Cette volonté d’aider, ça lui ressemble tellement. Il est mort, mais quelqu’un va vivre grâce à lui. L’hôpital de Nantes nous a dit que seulement trente-neuf  personnes avaient donné leurs organes cette année. C’est cette image qu’il faut garder de lui, quelqu’un prêt à tout pour aider les autres. Virgile était un trésor. »

 « Son non-vivant »

La sœur de Virgile Porcher revient sur le sujet aujourd’hui sur ce sujet. C’était ce matin sur RTL. « De son vivant comme de son non-vivant, il voulait toujours aider les autres. S’il avait la possibilité de le faire, il l’aurait toujours fait alors… le don d’organes, ça paraissait naturel » a-t-elle déclaré. Je crois qu’il y a six personnes qui vont pouvoir vivre [grâce à ses organes] ».

La procureure de Nantes Brigitte Lamy a ouvert une enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat. « On ne comprendra jamais. On pourra en vouloir [à l’agresseur] autant qu’on veut, ça ne changera rien. Je ne veux pas en entendre parler. La justice fera ce qu’elle aura à faire, je ne pense pas à ça. Je pense à mon frère, je me concentre sur mon frère », a encore dit la jeune femme.

Le cœur de Virgile

Le jour de la mort de Virgile, le président de la République François Hollande avait salué depuis Saint-Pierre-et-Miquelon le geste de « fraternité » du jeune homme et de ses parents qui avaient accepté le don d’organes. Ce président qui communique tant et tant aura, cette fois, trouvé le mot juste. On songe, ici, au plus que troublant « Réparer les vivants » de Maylis de Kerangal (Gallimard).

«Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps » écrit l’auteure. Aujourd’hui, depuis Nantes et ses folies, c’est Virgile qui incarne notre fraternité.

A demain

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