Douze morts après une fusillade à Charlie Hebdo. Cabu, Charb, Tignous, Wolinski et Oncle Bernard ont été assassinés

Bonjour

7 janvier 2015. Journée tragique. Journée noire. Avec une cible médiatique sanglante et sans précédent. En fin de matinée une fusillade au siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo  a fait douze morts (dont deux policiers) et cinq blessés, selon la préfecture de police de Paris et le parquet de Paris. Cabu, Charb, Tignous, Wolinski et  Oncle Bernard (Bernard Maris) ont été assassinés. Une rédaction décimée. Sidération.

« Vers 11 h 30, deux hommes armés d’une kalachnikov et d’un lance-roquettes ont fait irruption au siège de Charlie Hebdo dans le 11e arrondissement de Paris. Un échange de coups de feu a eu lieu avec les forces de l’ordre », a expliqué une source policière à l’Agence France Presse. Un salarié joint par 20 Minutes évoque quant à lui « un véritable massacre ».

François Hollande, président de la République s’est rendu sur les lieux et parlera ce soir aux Français. L’émotion est palpable sur les ondes. L’émotion gagne.

Commando

Selon l’agence de presse Reuters, une trentaine de coups de feu auraient été tirés, deux hommes seraient en fuite. Sur France Info, un témoin évoque la présence de « deux hommes qui auraient lancé : On va venger le Prophète ». Le commando aurait commencé à tirer dans le hall puis serait monté dans les étages

Le journaliste Martin Boudot a publié sur Twitter une photo de journalistes réfugiés sur le toit : « Attaque en cours de deux hommes en cagoule dans les locaux de Charlie Hebdo. On est réfugié sur le toit. » Déjà les premiers sons, quelques images. (Premières lignes) – Voir le sujet traité par la BBC

Cyclone terroriste

Le plan Vigipirate vient d’être relevé au « niveau alerte-attentats » à Paris et en Ile-de-France. Les forces de police vont protéger les principaux espaces publics (et les médias). Les déclarations politiques se multiplient. Le concept de liberté de la presse (presse satirique comprise) est défendu par la quasi-totalité de celles et ceux qui prennent publiquement  la parole.

On ne sait encore rien des criminels et de leurs motivations. Aucune revendication. Il n’en reste pas moins que la presse redevient, une nouvelle fois, la cible et l’œil du cyclone terroriste qui, en France et dans le monde menace les démocraties.

Drapeau

Bientôt (si ce n’est déjà fait) certains établiront des liens avec Michel Houellebecq et sa mise en abyme de la profession journalistique. Houellebecq dont le dernier roman « Soumission » paraît aujourd’hui même. Houellebecq qui (voir Slate.fr) est (à son tour) tristement caricaturé à la Une du dernier numéro de Charlie Hebdo « journal irresponsable ».

Journée tragique. Avec une cible médiatique sanglante et sans précédent. Journée noire. Et derrière le sang versé pour la  liberté de la presse on distingue, dans la nuit tombante du 7 janvier 2015,  un drapeau. Celui de la liberté.

A demain

2 réflexions sur “Douze morts après une fusillade à Charlie Hebdo. Cabu, Charb, Tignous, Wolinski et Oncle Bernard ont été assassinés

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