Tuerie de Charlie : des « psychopathiques » et/ou des « illuminés »? Nous ne le saurons jamais.

Bonjour

Qui étaient-ils ? Contrairement à ce qu’espérait  l’ancien ministre Pierre Joxe lors du journal de la mi-journée de France Culture les « deux assassins de Charlie Hebdo » n’auront finalement pas été neutralisés par les forces de l’ordre.  Ils ont, quelques heures après l’émission, été tués. Ils ne seront jamais entendus, jamais jugés, jamais condamnés. La tragique histoire se termine avec la police, pas avec la justice.

Analyses toxicologiques

Il en va de même avec Amedy Coulibaly « assassin présumé de Montrouge »: tué  le même jour, à la même heure ou presque, au terme d’une prise d’otages Porte de Vincennes. Il était en contact avec Chérif Kouachi, l’un des deux assassins.  En saura-t-on plus, demain, que tout ce qui est diffusé depuis vingt-quatre heures, à forte doses, par les médias d’information continue ? Rien ou presque, sans doute. Sauf, peut-être, par le procureur de la République de Paris, les résultats des différentes analyses toxicologiques qui n’auront pas manqué d’avoir été pratiquées sur les trois cadavres.

Adresse à la Nation

Qui étaient-ils ? On ne dispose que de bien peu d’éléments. François Hollande dans son « Adresse à la Nation » du 9 janvier :

« (…) Ne pas nous diviser, cela veut dire que nous ne devons faire aucun amalgame, refuser aucune facilité, écarter toute surenchère. Ceux qui ont commis ces actes, ces terroristes, ces illuminés, ces fanatiques, n’ont rien à voir avec la religion musulmane (…) ».

Libération

Qui étaient-ils ? Libération (daté du 10 jnvier), revient sur le cas Amedy Coulibaly (Sonya Faure, Willy Le Devin, Patricia Tourancheau). Extraits :

« (…)  Amedy Coulibaly, 32 ans, était bien connu des services de police. Fin 2013, il avait notamment été condamné à cinq années de prison pour avoir préparé, avec l’islamiste Djamel Beghal, la tentative d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, l’artificier des attentats du Groupe islamique armé (GIA) à Paris en 1995. Une affaire dans laquelle Chérif Kouachi, suspecté d’être l’auteur du massacre de Charlie Hebdo, a été lui aussi impliqué (…)

Enorme besoin

Un proche de la famille évoque un jeune ayant «toujours eu un énorme besoin de reconnaissance sociale». «Au collège Jean-Vilar, sa scolarité a été extrêmement chaotique. Il n’a rencontré ni les hommes ni les livres qu’il fallait.» Selon ce proche, le père de Coulibaly est mort lors d’un de ses séjours en prison. «Quand il est sorti, je l’ai trouvé beaucoup plus renfermé, aigri. Mais ce n’était pas quelqu’un qui faisait peur. Pour moi, c’est un jeune qui a surtout beaucoup été mis à l’amende. Je l’ai croisé dans un café récemment, il cherchait du travail. Je tombe des nues.»

Heureux enfant

Coulibaly était le seul garçon d’une famille de 10 enfants. Ses proches parlent d’une «enfance heureuse et d’une scolarité moyenne». Il avait un BEP d’installateur en équipement hi-fi, mais il avait interrompu sa formation visant à avoir le bac. Il aurait changé de comportement à 17 ans. Un expert psychiatre «ne relevait pas de pathologie», selon le jugement du tribunal correctionnel de Paris. Mais «une personnalité immature et psychopathique». Un expert psychologue pointait, lui, la «pauvreté de ses capacités d’introspection ainsi que le caractère très rudimentaire de la motivation de ses actes», «un sens moral très déficient» et une volonté de «toute-puissance». »

Qui étaient-ils ? Qu’est-ce qu’une personnalité psychopathique ? Et qu’est-ce même que psychopathique ?

« Centre national de ressources textuelles et lexicales » :

Pychopathique :

« « adj.Qui relève de la psychopathie. État, fait, troubles, type psychopathique(s). Des indices nettement morbides, une hérédité psychopathique assez accusée (Bremond, Hist. sent. relig.,t. 4, 1920, p. 50).Les traits les plus marquants des personnalités psychopathiques sont l’instabilité, l’impulsivité, l’intolérance à la frustration, la tendance aux « passages à l’acte », aux conduites antisociales et amorales (Méd. Biol.t. 31972, s.v. psychopathie). [psikɔpatik].  1resattest. 1877 « qui a trait aux maladies mentales » (Littré et Robin, Dict. de (Littré et Robin, Dict. de méd., p. 1302a [Baillière] ds Quem. DDL t. 21), 1920 une hérédité psychopathique (Bremond, loc. cit.), en partic. 1953personnalités psychopathiques (Delay, Ét. psychol. méd., p. 132); de psychopathie, suff. -ique*. méd., p. 1302a [Baillière] ds Quem. DDL t. 21. 1920 une hérédité psychopathique (Bremond, loc. cit.), en partic. 1953personnalités psychopathiques (Delay, Ét. psychol. méd., p. 132); de psychopathie, suff. -ique*. »

Et la psychopathie ? :

« Maladie mentale; en partic., ,,déficience constitutionnelle ou précocement installée du contrôle des émotions et des impulsions, avec insuffisance des mécanismes d’adaptation au milieu«  (Méd. Biol. t. 3 1972). Au fur et à mesure que le psychiatre étalait autour de nous le domaine envahissant et ambigu des psychopathies légères, s’imposait l’impression d’une extrême fragilité de l’équilibre humain (Mounier, Traité caract.,1946, p. 36).Combien de cas de pseudo-télépathie ou de pseudo-préconnaissance de l’avenir se ramènent à de pauvres illusions ou à de tristes psychopathies (Amadou, Parapsychol.,1954, p. 26).

Prononc. : [psikɔpati]. Étymol. et Hist. 1877 « maladie mentale » (Littré et Robin, Dict. de méd., p. 1302a [Baillière] ds Quem. DDL t. 21). Formé à l’aide de l’élém. formant psycho-* sur le modèle de névropathie*. »

Et illuminés ?

« Centre national de ressources textuelles et lexicales » :

« b) En partic.

− Éclairer, saisir brusquement l’esprit (de quelqu’un). Une idée l’illumina. Il courut au télégraphe dont le bureau faisait face à la mairie, de l’autre côté de la place. Et il expédia trois dépêches (Maupass., Contes et nouv., t. 2, Coup d’état, 1882, p. 181).

− RELIG., THÉOL. [Le sujet désigne Dieu, la lumière divine] Éclairer vivement comme par une révélation l’âme (de quelqu’un). Prier Dieu qu’il les illumine et qu’il les convertisse (Ac. 1835-1935). Il en est très-peu que le feu divin illumine durant toute une longue carrière (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 6, 1864, p. 450).Mais, encore un coup, Dieu bon, illuminez-les, Mes frères aveuglés! (Verlaine, Œuvres posth., t. 2, Qq. vers inéd., 1896, p. 230). »

Ah Verlaine!  Qui étaient-ils ?

A demain

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