« Avastin® – Lucentis® » dans la DMLA : fin de la gigantesque gabegie sous quelques mois

Bonjour

Rayons médicaments. Ententes occultes sur les prix ? Petits arrangements entre gros amis ? Le tout aux frais de la collectivité tenue dans le secret ? Le pire peut ne pas durer.

On apprend aujourd’hui, via l’AFP, qu’un début de solution aurait finalement, après bien des années, été trouvée dans ce faramineux serpent de mer qu’est l’affaire de l’Avastin®  et du  Lucentis®  dans le traitement de la DMLA (voir ici). Une gabegie bien résumée (pages 533-536) dans  « La vérité sur vos médicaments » Odile Jacob.

Petits pas

Ne pas applaudir tout de suite. Ce n’est qu’une solution de compromis qui ne devrait pas voir le jour avant l’été. Un compromis qui ne permettra d’avancer qu’à petits pas. Une petite avancée que l’on dit devoir à Dominique Martin, haut fonctionnaire et médecin, nouveau directeur général de  l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm). Tout est résumé ici.

L’utilisation de l’Avastin® vient d’être approuvée par l’Ansm dans le cadre d’une procédure temporaire. La mise en œuvre de cette mesure devrait être effective avant l’été. Une affaire de calendriers surchargésLa forme concernée de la DMLA est actuellement renvoie à l’AMM accordée aux deux médicaments de loin les plus coûteux le Lucentis® (Novartis-816,51 euros) et Eylea® (Bayer-807,28 euros).

Au bas mot

Or voici que la commission d’évaluation initiale du rapport bénéfice/risque des produits de santé du 19 mars a rendu un avis favorable quant à l’utilisation de l’Avastin® de  Roche  – et ce dans le cadre d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU). Une procédure qui permet de prescrire un médicament qui n’a pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour l’indication en question. Comme dans le cas du Baclofène® dans la maladie alcoolique.  Avec les limites que l’on vient de découvrir.

« Entérinant l’avis de la commission, le directeur général de l’Ansm, Dominique Martin, a décidé de poursuivre le processus de la RTU pour définir ses modalités (suivi des patients, conditions de prescription et délivrance etc.) » nous dit l’AFP. Il restera à l’Ansm, à la HAS, à la Cnam, voire à la ministre de la Santé de dire, après l’été, ce que cette affaire aura coûté à celles et ceux qui cotisent à la Sécurité sociale. Une affaire de quelques centaines de millions d’euros. Au bas mot.

A demain

Une réflexion sur “« Avastin® – Lucentis® » dans la DMLA : fin de la gigantesque gabegie sous quelques mois

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s