Crash : le Pr Debré évoque (avant l’heure) la responsabilité des antidépresseurs

Bonjour

Aujourd’hui à la retraite des hôpitaux, Bernard Debré, 70 ans a longtemps pratiqué l’urologie. On ignorait généralement qu’il était aussi   diplômé de médecine aéronautique et spatiale. Et ce depuis 1981, une époque où on le voyait (dans le Figaro Magazine) défiler contre l’arrivée des soviétiques et France et celle de Jack Ralite en particulier, au ministère français de la Santé.

Contestations

Toujours député (UMP) de Paris le Pr Debré est le plus souvent connu, aujourd’hui, pour être l’auteur (avec son confrère Philippe Even) du Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux. Un ouvrage sorti en septembre 2012, ouvrage polémique largement contesté dans le corps médical – ce qui ne lui empêcha pas (bien au contraire) de connaître un beau succès en librairie. Un ouvrage qui est clairement ciblé par une œuvre collective et salutaire dont on ne peut espérer qu’elle rencontrera, au moins, un succès équivalent : « La vérité sur vos médicaments » Odile Jacob.

Désinhibition médicamenteuse

Quelques heures après la présentation de l’ouvrage collectif à la presse, le mardi 24 mars, on apprenait la catastrophe de l’Airbus allemand crashé sur les Alpes. Bernard Debré revient aujourd’hui sur la scène médiatique dans un entretien accordé au Point.fr (Louise Cunéo). Un entretien qui reprend ce qu’expose le Pr Bernard  Debré sur son site.  Extraits :

« – LePoint.fr : Les médicaments qu’il prenait peuvent-ils avoir un lien direct avec son acte?

– Bernard Debré: Les volontés suicidaires d’un dépressif sont souvent inhibées par sa pathologie. Dans certains cas, lorsqu’il est traité par un antidépresseur, il peut arriver qu’il soit désinhibé par les médicaments. La volonté suicidaire, qu’il n’arrivait pas à exprimer avant son traitement, peut alors se déclencher grâce à cette désinhibition médicamenteuse.

« Préméditation » et « perversité »

Cet effet est-il commun à tous les antidépresseurs ?

–  Cette situation est connue pour beaucoup d’antidépresseurs, notamment les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, comme le Prozac ou le Seroplex par exemple. Il est démontré que lorsque l’on est soigné par ces médicaments pour une dépression, il y a une multiplication importante des crimes et des suicides. Les exemples de meurtre suivi de suicide sous traitement sont légions, en particulier quand des inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine, mais aussi d’autres produits, sont impliqués (…) : le copilote [Andreas Lubitz] a sans doute prémédité son crime, et s’est suicidé, ce qui est typique des cas dépressifs traités par antidépresseurs. Il ne s’agirait pas d’une pulsion. Qui sait ? Il a même peut-être fait deux, trois vols, en attendant l’occasion d’être seul dans le cockpit. La descente « à petit feu » dénote aussi une grande perversité.

– Cet effet est-il largement connu ?

–  Un rapport de la FDA fondé sur les résultats de vingt-cinq essais de la firme restés secrets montrait deux fois plus de tentatives et d’idées suicidaires sous médicaments. Certains grands laboratoires, qui ont mis sur le marché ces antidépresseurs il y a dix ou vingt ans, ont été condamnés par la justice américaine à plusieurs millions de dollars pour avoir caché ces effets secondaires. Il est désormais de notoriété publique que les antidépresseurs favorisent les meurtres et les suicides, c’est inscrit sur les notices des médicaments. Les Etats-Unis ont même interdit ces antidépresseurs chez les jeunes et les adolescents !

– Le médecin a-t-il, selon vous, une responsabilité à assumer en prescrivant ce médicament?

– Le médecin aurait sans doute dû lever le secret médical autour de son patient, et le signaler à son employeur. Lorsque l’on est traité par un médicament incompatible avec son métier, on peut être recasé à un emploi sans responsabilité. »

Voler sous médicaments

Sur son site le Pr Debré ajoute qu’il avait déjà démontré tout cela dans son ouvrage (« critiqué par une caste de médecins ») rédigé avec Philippe Even (pages 516, 517, 518, 519). Il ajoute que Philippe Even  « a travaillé au centre médical du personnel naviguant pendant plusieurs années ». « Quant à moi, j’ai un diplôme de médecine aéronautique et spatiale depuis 1981, reprend-il. Et  jamais je n’aurais donné l’autorisation de piloter à un homme dépressif sous traitement. »

Un médecin a-t-il donné une telle autorisation à Andreas Lubitz ? Le Pr Debré ne le sait pas.

A demain

3 réflexions sur “Crash : le Pr Debré évoque (avant l’heure) la responsabilité des antidépresseurs

  1. merde qu’on arrête ses supputations !!!

    ON NE SAIT RIEN DE TANGIBLE , le BEA bosse sur le dossier , le FDR n’a pas été retrouvé et surtout pas analysé , Le BEA se tait il bosse , pdt que le procureur transformé en bourreau.
    Tout le monde y va de ses certitudes , des ses expertises .
    Le pauvre copilote est déjà condamné , brûlé sur le bûcher par des médias et un public avide d’explications rapides et expéditives.
    UNE HONTE !

  2. tout le monde glose, suppute; on veut tous savoir mais on ne saura JAMAIS exactement ce qui s’est passé… Cet homme n’aurait jamais dû être aux commandes de l’avion sauf qu’il l’était et on ne peut pas revenir en arrière.

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