Crash : la seconde boîte noire est retrouvée. Andreas Lubitz cherchait à se soigner via Internet

Bonjour

Jeudi 2 avril. C’est fait : la seconde  boîte noire de l’A320 crashé de Germanwings vient d’être retrouvée.  Cette découverte a été annoncée par le procureur de la République de Marseille. La première boîte noire avait été retrouvée le jour même du crash. Son analyse avait révélé que le copilote était seul dans le cockpit au moment du drame.

Cockpit et suicide

L’Agence France Presse rappelle qu’un avion commercial possède réglementairement deux boîtes noires, appelées FDR (Flight Data Recorder) et CVR (Cockpit Voice Recorder). Le FDR enregistre seconde par seconde tous les paramètres sur une durée de 25 heures de vol (vitesse, altitude, trajectoire, etc.). Le CVR, l’enregistreur de vol « phonique », conserve les conversations, mais aussi tous les sons et annonces entendus dans la cabine de pilotage. Le FDR manquait. Il va pouvoir parler. A Marseille le procureur de la République devrait bientôt en dire plus.

Coïncidence ou pas, cette découverte survient au moment même où le parquet allemand a annoncé qu’Andreas Lubitz  avait effectué (sur internet) des recherches sur le suicide et les portes de cockpit.  Sur une tablette saisie lors d’une perquisition dans l’un des domiciles du copilote Andreas Lubitz, les enquêteurs ont pu accéder aux recherches qu’il avait effectuées sur internet – et ce  jusqu’au 23 mars. Elles indiquent qu’il s’est « informé sur les manières de se suicider » ainsi que sur « les portes de cockpit et leurs mesures de sécurité ». C’est ce que vient d’indiquer , dans un communiqué, le parquet de Düsseldorf.

« Méthodes de traitement médical »

«  Le navigateur [de la tablette] n’avait pas été effacé et il était en particulier possible de suivre sur l’appareil les recherches effectuées sur la période comprise entre le 16 mars et le 23 mars 2015 »  a précisé le parquet. En dehors de ses recherches sur le suicide et les portes de cockpit, M. Lubitz s’était également penché sur des « méthodes de traitement médical », a-t-on indiqué de même source, sans préciser sur quel type de maladie il cherchait.

2 avril. Le profil neuropsychiatrique du copilote Andreas Lubitz émerge ainsi, petit à petit, de l’obscurité. Il n’avait pas caché sa souffrance. On n’a pas pu (ou pas voulu) la voir. On n’a pas pu (ou pas su) l’entendre.  Il cherchait les raisons de son mal, cherchait comment le calmer. Il a déchiré son arrêt de travail. Il n’a pas masqué sa tablette. Il est mort en vol.

A demain

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