Injections létales : un pharmacien anonyme permet au Texas d’avoir des stocks pour avril

Bonjour

Il suffisait d’ouvrir la porte de la bonne pharmacie. Le mercredi 15 avril Manuel Garza, 35 ans, a été déclaré mort par injection à 18 h 40, heure locale, dans la chambre d’exécution de Huntsville Relayée par l’Agence France Presse l’information a été donnée par Jason Clark, porte-parole des prisons texanes.

« Le prisonnier, au casier judiciaire chargé en larcins et cambriolages divers, avait 22 ans lorsqu’il a été condamné à mort pour le meurtre d’un policier, en février 2001, avec la propre arme de l’agent de police qui tentait de l’interpeller. Il s’agit de la 13ème  exécution de l’année aux Etats-Unis;  la sixième au Texas » précise l’AFP. C’est aussi la première dans cet État avec un nouveau stock de pentobarbital, barbiturique utilisé à dose létale pour exécuter ses condamnés à mort.

 Préparation et livraison

On se souvient peut-être que le Texas (plus du tiers des exécutions du pays) a été menacé d’arrêter les injections létales, en raison d’un épuisement de ses stocks . Ce n’est pas le seul État américain confronté  à une pénurie « d’anesthésiants » en raison du refus des pharmaciens américains. Dans le cas de Manuel Garza  c’est  un fabricant anonyme qui a accepté d’assurer préparation et livraison

« Le produit est du pentobarbital que nous avons acheté à un pharmacien qui a le droit de le préparer, a déclaré à l’AFP Jason Clark, peu avant l’exécution. Avec cet achat, nous pourrons procéder aux exécutions programmées pour avril ».  Deux exécutions sont programmées avant mai. Rien n’est acquis pour après.

Casse-tête

La question de l’approvisionnement en barbituriques est devenue un casse-tête pour les États américains qui croient toujours aux vertus de la peine capitale. La Cour suprême examinera la question  fin avril. On parle, outre-Atlantique d’abandonner la méthode d’exécution par injection au profit de la chaise électrique, du peloton d’exécution ou de l’inhalation d’azote.

En France (où la peine de mort a été abolie il y a plus de trente ans) personne ne semble s’intéresser à l’augmentation de la prévalence des suicides en prison. Chez les détenus (une mort sur deux). Mais aussi (comme on le voit ici) chez les gardiens.

A demain

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