Coluche : aujourd’hui les parents de Gérard dépistent le hakik directement, dans ses urines

Bonjour

Coluche avait raison. Ils ne s’appellent plus « Gérard »,  n’écoutent plus guère les Biteules, mais sont de plus en plus nombreux à fumer du hakik. Et pas toujours seulement à la maison. Quarante ans plus tard les parents de « Gérard » (qui ont souvent expérimenté et sont souvent divorcés) sont toujours aussi inquiets. Ils ne remontent plus, avinés, les bretelles de leur ado, ils le testent dans son dos. Telle est la leçon que l’on peut tirer du Parisien (Nicolas Jacquard) de ce jour : « Les parents accros aux tests antidrogues ».

Tenir un volant

L’affaire n’est pas sans paradoxes. On voit ainsi un marché autorisé du dépistage se développer aux marges d’un marché interdit. Une situation cousine germaine de celle des alcootests en vente dans les lieux où l’on paie pour boire. A cette nuance considérable que l’alcool est légalement en vente et c’est le consommateur de boissons alcooliques qui se teste, généralement pour conserver son droit à tenir un volant.

Dépister dans le dos des ados ? Les spécialistes interrogés par Le Parisien convergent : parler vaut mieux que dépister. Ils savent aussi que parler n’est pas toujours aisé. Et que mieux vaut parfois ne pas parler que ne parler qu’à ses parents. Frédéric Rodzynek, patron de la société NarcoCheck®, premier producteur français abonde : « Ce n’est pas un remède miracle, mais le test peut permettre de débloquer une situation et de réinstaurer des règles. »

Patron heureux

Rodzynek est-il un patron heureux ? « En 2010, la vente de ces tests avait provoqué un tollé chez les professionnels de l’addiction qui voyaient là un outil de ‘’flicage’’ préjudiciable à une prise en charge adaptée » rappelle Le Parisien. Cinq ans plus tard les ventes explosent. « Nous ne comptons plus les familles qui nous appellent pour tenter de trouver une solution à la consommation de leur enfant » assure M. Rodzynek. Il ne nous dit pas ce qui se passe, ensuite, dans ces familles.

« Dans notre structure nous n’en avons jamais voulu, rappelle Pierre de Parcevaux, responsable de l’association La Luciole de soutien aux parents et aux jeunes toxicomanes. Nous préférons responsabiliser les jeunes. Cela étant, tout ce qui peut rassurer les parents est bon à prendre.

«Tout en un»

NarcoCheck® ne se borne évidemment pas au cannabis (marijuana, haschich, huile de cannabis et substances psychoactives du cannabis) – 4,90 euros la bandelette urinaire, 8,90 euros de dépistage salivaire. Il propose aussi un « test multidrogue (5 en 1) » urinaire à 9,90 euros : cannabis, ecstasy, cocaïne, amphétamines, morphine-héroïne-opiacés. A savoir : les NDS (nouvelles drogues de synthèse) ne sont pas détectées…

Il y a cinq ans précisément Le Parisien avait annoncé la commercialisation des tests NarcoCheck® auprès des particuliers. Un scoop repris par Le Figaro. La vente est, bien évidemment, possible en ligne. Et depuis 2012 l’intérêt pour ces outils n’a pas échappé aux para-pharmaciens.

Affaire de toilettes

Comment peut-on, en pratique, organiser ce dépistage urinaire chez des adolescents ? Dépistage domestique ? Il faut regarder ici le plus que troublant micro-sujet « sud-ouest » de M6 dans Zone Interdite. Et entendre le père parlant à son fils (le prénom n’est pas donné). Où l’on mesure le chemin parcouru depuis le père de « Gérard » et les toilettes que « Gérard », on s’en souvient, empestait.

A demain

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