Moustiques: le mystère de leur attirance pour certains humains en passe d’être résolu.

Bonjour

On n’est pas toujours piqué au sang par hasard. C’est souvent une question d’odeurs. C’est ce que tend à démontrer une étude qui vient d’être publiée dans Plos One, étude que l’on peut trouver intégralement ici. Un travail mené grâce à la collaboration de couples de vrais et de faux jumeaux. On ne dira jamais assez à quel point la gémellité a pu faire avancer la science génétique.

Ici on découvre que les vrais jumeaux présentent indubitablement la même attirance pour ces insectes femelles. Ce qui tend à démontrer que l’attirance n’est pas ici le fruit du hasard mais, si l’on veut bien nous pardonner, pour une large part celui de la fatalité.

Résultats intrigants

Les résultats sont qualifiés d’intrigants par les chercheurs britanniques qui sont cités par la BBC.  C’set la suite d’une troublante affaire de manipulation d’odeur qui visiblement trouble Smitha Mundasad, dela BBC, depuis un certain temps. Chacun, scientifique ou pas, a d’autre part fait l’expérience de ces attirances qui n’ont rien de réciproque.

Les auteurs de Plos One ont demandé et obtenu la collaboration de trente-sept paires de jumeaux, vrais ou faux. Ils ont aussi, pour leur étude pilote, bricolé une sorte de tunnel ventilé portant les odeurs (mieux vaut lire la publication pour saisir). Puis des essaims de moustiques ont été libérés dans la salle d’expérience. Sur la peau des  vrais jumeaux la répartition des moustiques prêts à piquer était uniforme. Et seulement chez eux.

Restes de l’Empire

Ce qui donne à penser que les insectes ont bel et bien des préférences odoriférantes qui les conduisent à des festins sanguins dirigés. Et si les fragrances sont d’origine génétique (pourquoi ne le seraient-elles pas ?) des gènes sont impliqués. Reste à savoir lesquels. C’est la mission que se sont donnés les généticiens passionnés d’entomologie.

La constitution de leur Empire a conduit les Britanniques à nourrir une véritable passion pour les insectes en général, les moustiques en particulier. « C’est la première fois qu’un socle génétique est ici démontré commente  le Dr David Weetman, professeur à l’Ecole de médecine tropicale de Liverpool. C’est une découverte nouvelle et intrigante. Mais les moustiques ne sont pas seulement attirés par les odeurs – des choses comme le dioxyde de carbone peuvent également jouer un rôle. Le bulbe olfactif de l’insecte est plus riche que l’on pouvait le postuler.

Banquet sanguin

Auteur principal de ce travail  le Dr James Logan (London School of Hygiene and Tropical Medicine) estime que s’il parvient à décrypter les variations génétiques individuelles qui font que certains sont plus piqués que d’autres il pourrait être possible de développer de nouvelles méthodes pour repousser la totalité des anophèles femelles en quête de leur banquet sanguin. Ce qui n’est pas rien.

A demain

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