Un cas spectaculaire d’allergie aux transports publics: 40 000 euros dépensés en frais de taxi

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Après la phobie administrative d’un éphémère ministre socialiste un cas pendable d’allergie aux transports publics ? Sont-ce là des addictions au confort tricolore ? Des allergies à la collectivité ? La réinvention des chaises à porteurs républicaines ? Hier la problématique de la voiture de fonction avec chauffeur de Mathieu Gallet, PDG de Radio France. Aujourd’hui un nouvel abcès public : il concerne Agnès Saal, l’actuelle PDG de l’Institut national de l’audiovisuel (INA).

L’affaire vient d’être détaillée dans les pages saumon du Figaro (Enguérand Renault). On y parle de règlement de comptes. Cela y ressemble. Mme  Saal, a dépensé plus de 40.000 euros de factures de taxi auprès de la compagnie G7. Et ce en dix mois. C’est dire si les déplacements peuvent être chers dès lors que l’on ne veut pas trop faire travailler son chauffeur. Extraits :

Abus de biens sociaux

« La semaine dernière, un corbeau a envoyé aux administrateurs de l’Institut National de l’Audiovisuel (une entité de l’audiovisuel public), un rapport détaillé des factures de taxis d’Agnès Saal la PDG de l’INA. Cette dernière a remplacé Mathieu Gallet à la tête de l’INA en mai 2014. En dix mois de fonction, Agnès Saal a totalisé une facture de 40.915 euros auprès de la compagnie de taxis G7, dont un peu plus de 7000 euros d’abonnement et plus de 32.000 euros de déplacements.

Ce courrier du corbeau assurent  que ces factures «matérialisent une possibilité d’abus de biens sociaux». Il a été envoyé la veille du conseil d’administration de l’INA qui s’est tenu le 23 avril. Le conseil d’administration comprend une sénatrice, un député, des représentants du ministère de la culture et de Bercy, un représentant de la cour des compte, des représentants du personnel et des personnalités qualifiées. »

Deux-tiers ou trois-quarts

Que s’et-il passé ? Mme Saal a expliqué la situation et a indiqué qu’elle a déjà remboursé une partie des dépenses de taxis relevant de ses déplacements personnels. «En tant que PDG de l’INA, j’ai une voiture de service avec chauffeur à disposition. Mais, comme je ne peux pas le faire travailler 12 à 15 heures par jour (ni les week-ends), j’ai également un abonnement aux taxis G7, car je n’ai pas de permis de conduire. Ce dispositif avait déjà existé avant mon arrivée et je l’ai repris», explique la PDG de l’INA. Peut-être faudrait-il deux chauffeurs.

Mme Saal a aussi reconnu une erreur. Sur la facture de taxi, 6700 euros sont directement imputables à son fils (à qui elle avait malencontreusement communiqué son code de réservation). «C’est une maladresse, j’en reconnais la responsabilité et j’ai immédiatement remboursé ces frais » a-t-elle dit. Reste, pour la PDG de l’INA, à déterminer, dans les 7800 euros de taxis facturés le week-end, ce qui relève des déplacements professionnels de ce qui relève des déplacements privés, souligne Le Figaro. «Je suis en train de faire le décompte. Ce n’est pas évident de savoir si une course de taxi pour un événement dans lequel je représente l’INA est professionnel ou personnel, fait valoir Mme Saal. Mais j’estime que l’usage professionnel du taxi pendant les week-ends représente environ un tiers ou un quart de la facture. » Mme Saal  s’est donc engagée, devant ses administrateurs, à rembourser les deux tiers (ou les trois quart) restant.

Trois lampes chez Ikéa

Depuis l’affaire Mathieu Gallet (blanchi par une enquête de l’inspection générale des finances) la question des notes de frais des les présidents de l’audiovisuel public est très sensible. Fleur Pellerin, ministre de la Culture, exige une totale transparence et une exemplarité des dirigeants d’établissements culturels.  Mme Agnès Saal dit s’en réjouir (1). À son arrivée à la tête de l’INA, elle assure n’avoir pas refait ses bureaux. «J’ai uniquement acheté trois lampes chez Ikéa. Surtout, je passe tout mon temps à Bry-sur-Marne, siège de l’INA, et nous devrions mettre fin à la location coûteuse des bureaux à Paris, rue de Patay». Dans ses précédentes fonctions (à la direction générale du Centre Pompidou), Mme Saal assure qu’elle a préféré continuer d’habiter chez elle plutôt que d’utiliser un appartement de fonction qui aurait pu être mis à sa disposition.

Après la phobie administrative d’un éphémère ministre socialiste uns cas pendable d’allergie aux transports publics ?  Que peut ici la psychiatrie ? La thérapie comportementale? Peut-on tenter une désensibilisation ? Est-ce pris en charge par la sécurité sociale ?

A demain

(1) On a appris, dans la soirée du 28 avril, que Mme Agnès Saal, avait, le jour même, présenté  sa démission à la demande de Fleur Pellerin. Cette démission prend effet immédiatement, a-t-on précisé de même source, à l’issue d’une rencontre Rue de Valois entre la ministre et la PDG de l’Institut national de l’audiovisuel.

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