Obésité : l’Organisation Mondiale de la Santé fait une démonstration chiffrée de son inutilité

Bonjour

Bientôt vieille de 70 ans l’OMS continue à chercher son identité; elle n’a toujours pas fait la preuve de sa raison d’être. La situation peut s’éterniser  puisque la mécanique onusienne ne peut, par nature, secréter de contre-pouvoir. Dans  les immeubles de verre et les voitures climatisées on reste dans l’entre soi et la perpétuation de la structure.

Qui a tiré le bilan de « La Santé pour tous en l’an 2000 » ? Quelles sanctions après les invraisemblables manquements de durant les premières années de l’épidémie de sida – manquements qui conduisirent à la création de l’Onusida dont la généalogie est fidèlement rapportée dans l’autobiographie de Peter Piot qui vient d’être publiée en français (« Une course contre la montre ; mes combats contre les virus mortels, Sida et Ebola » Odile Jacob).

Atermoiements

Quelles lectures critiques après les ordres, contre-ordres et atermoiements divers lors des derniers épisodes de pandémies grippales A(H5N1) et A(HIN1) ? Qui paiera pour l’incompréhensible retard pris dans l’alerte et la mobilisation internationale contre la première épidémie de fièvre Ebola apparue début 2014 dans l’ouest du continent africain ?

Aujourd’hui l’OMS fait donner les sirènes médiatiques. On ferme les yeux sur le triste passé et on se précipite vers l’avenir avec des cris d’orfraies. Pour l’heure c’est l’obésité. Un grand cortège de statistiques futuristes… un parfum de fatalité …des fanfares pour désamorcer les accusations à venir.

Modélisation dévoilée

L’horizon a, cette fois, été fixé à quinze ans : c’est la description d’un Vieux Continent ployant, en 2030, sous la vieillesse et le surpoids.   « L’alerte » a été lancée mercredi 6  mai, dans le cadre d’un « congrès européen sur l’obésité » organisé à Prague, où une modélisation conduite par les docteurs Laura Webber (UK Health Forum) et Joao Breda (bureau régional Europe de l’OMS) a été « dévoilée ». C’est un brouillard sans nom que l’on a baptisé « clarification ».

Le phénomène  surpoids-obésité ne concerne pas, loin s’en faut, que le Vieux Continent élargi du « Bureau Europe » de l’organisation onusienne. Mais aujourd’hui l’OMS focalise sur lui. On publie donc l’état des lieux et celui à venir si les pentes des courbes actuelles se maintenaient. Ce ne sont que pourcentages hypothétiques et egards croisés sur la Belgique… la Bulgarie … la Moldavie … la Russie … l’Irlande… l’Ouzbékistan … l’Islande… le Kazakhstan … le Royaume-Uni … la Grèce … l’Espagne … la Suède … l’Autriche … la République tchèque. Une nuance ici, une touche là, quelques écarts-type sur pilotis, un ensemble sans fonction ni signification.

Vase prédictive

La prévalence de l’obésité en France en 2030 ? Elle ne bougerait guère, grimpant ou descendant l’échelle de quelques rangs. Les auteurs eux-mêmes reconnaissent eux-mêmes les étroites limites de leur entreprise, ses  fondements incertains, ses marges d’incertitudes. « L’étude doit être utilisée avec précaution, car elle était d’une taille relativement modeste et s’appuyait sur les données nationales disponibles qui pourraient ne pas refléter les estimations les plus récentes de l’OMS qui font toujours l’objet d’études » prévient l’un d’eux. Comment mieux dire que l’on nage dans la vase prédictive ?

On nous explique que les projections faites à Prague sont construites sur un postulat : les politiques nationales de prévention et de lutte contre le surpoids et l’obésité ne varieraient pas. « Les actions menées aujourd’hui peuvent empêcher ces prévisions de devenir réalité, et, dans certains pays européens, la tendance est déjà à la stabilisation grâce à des mesures préventives dont certaines sont couronnées de succès, par exemple en ce qui concerne l’obésité infantile », fait valoir l’OMS-Europe dans un communiqué destiné à la presse.

Recette miracle

« Il y a un besoin urgent de politiques visant à renverser cette tendance, ajoute-t-elle. Bien qu’il n’y ait pas de recette miracle pour s’attaquer à l’épidémie, les gouvernements doivent faire davantage pour restreindre la mise sur le marché d’aliments malsains et rendre la nourriture de qualité plus abordable. »

Ainsi les choses sont-elles dites ; face au fléau de l’obésité galopante l’OMS ne peut rien faire d’autre que dire que le fléau existe et qu’il est impossible de dire ce qu’il deviendra. On pourra toujours dire que c’est un progrès par rapport à l’émergence du sida. Pour l’obésité, il revient aux gouvernements d’agir contre l’hydre du complexe « agro-alimentaire / grande distribution/ publicité ». C’est ainsi : l’épidémie d’obésité n’a rien d’inéluctable et l’OMS rien d’indispensable.

A demain

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