A la reconquête du temps perdu, Martin Hirsch ne doute pas un instant du soutien du gouvernement

Bonjour

Jadis à la corbeille, la politique se fait désormais à l’antenne. Ce matin sur RTL avec Martin Hirsch et son « projet de réorganisation des 35 heures » de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, cet ensemble de châteaux-forts dont il est le suzerain général. Un  « premier conflit d’envergure » disent les gazettes. Comme on sait, une affaire assez complexe de récupérations de RTT et de quête d’identité.

Avec le temps qui passe le directeur général est rompu au maniement des mots qui fâchent. « Ce n’est pas la fin des 35 heures, c’est les 35 heures organisées autrement » vient-il d’expliquer au micro de le première radio de France, à l’heure où le Dr Patrick Pelloux était à nouveau invité en urgence, sur une radio publique, pour parler de Charlie.

Dur boulot

« Il y a une grève unitaire parce qu’ils ont peur, ils sont inquiets » a déclaré Martin Hirsch, parlant des « gens qui travaillent à l’hôpital » – ajoutant : « les gens qui travaillent à l’hôpital ne sont pas des privilégiés, ils ont le boulot le plus dur possible ». Boulot ?

Pour le reste, peur ou pas, ces gens doivent se bouger, l’hôpital public « doit se réorganiser », parce que l’hôpital public, « aujourd’hui ça marche plus » – la simple conséquence  « d’une inadéquation entre la façon dont les 35 heures ont été mises en place en 2000 et le fonctionnement actuel des services hospitaliers ».  Qui faisait quoi, en 2000 ? On ne le sait plus, on ne le saura pas.

Chants des lendemains

« L’organisation telle qu’elle est elle génère du stress pour les patients et pour les personnels, diagnostique M. Hirsch. Quand les personnels sont stressés, les patients sont mal pris en charge. Donc il faut se redonner un peu de marges de manœuvre ».

« Notre effort à tous, c’est effectivement de s’organiser mieux, moi j’appelle ce chantier la reconquête du temps perdu » a encore déclaré M. Hirsch. Le directeur général le sens de la formule et le goût des bons mots. Il n’est pas dit que, depuis Lille ou Poitiers, Martine Aubry appréciera cette référence à la littérature bourgeoise,  camouflet aux lendemains qui chantaient.

Syllogisme

Le goût du risque aussi puisque M. Hirsch a impérativement besoin de la pleine confiance du gouvernement. RTL a flairé le sujet. Il aiguillonne le directeur général de l’AP-HP. Martin Hirsch répond que « bien sûr, sans aucun doute », il bénéficie du soutien de Marisol  Touraine, sa principale ministre de tutelle.

« Elle a envie que ça se passe bien, elle a envie de sauver l’hôpital public, donc elle a envie que j’y arrive, ajoute l’ancien proche de Bernard Kouchner. Elle n’a pas envie que je rate, elle n’a pas envie que l’AP-HP disparaisse. »

Qui aurait envie que l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris disparaisse ? Donc tout le monde a envie que Martin Hirsch réussisse. Un syllogisme ?

A demain

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