Violences conjugales: elle est condamnée à trois ans de prison (et à 200 000 euros d’indemnités)

Bonjour

Notre époque est à la parité. Une dépêche de l’AFP peut en témoigner. Elle vient de tomber, qui nous parle de Zakia Medkour, poursuivie pour avoir infligé pendant quinze mois des violences graves à l’homme avec qui elle partageait la vie.  Cette femme a, jeudi 28 mai, été condamnée à trois ans de prison – dont dix-huit mois de sursis avec mise à l’épreuve. Condamnée, aussi, à plus de 200 000 euros d’indemnisation.

Lors de l’audience, en avril dernier, la procureure avait requis la peine maximale, soit cinq ans ferme. Elle avait alors estimé   que « les actes reprochés à Mme Medkour [allaient] au-delà de la violence ». La violence, on la connaît, qui peut prendre mille et une formes. Mais « au-delà de la violence » ?

Le cauchemar après la romance

L’Agence France Presse aide à saisir un univers à la Simenon. Maxime Gaget, 37 ans, avait rencontré Zakia Medkour, 43 ans, en 2007 sur Internet. Il avait emménagé sept mois plus tard dans le studio parisien où elle vivait avec ses deux enfants. Mais « la romance avait vite tourné au cauchemar ». L’AFP :

« Souvent absent de son travail, il est licencié. Il devient alors une sorte d' »esclave domestique » obligé à dormir sur le sol dans l’entrée, sans accès à la salle de bain. Privé de ses papiers et cartes de crédit, il est également dépouillé de ses économies et menacé d’être dénoncé comme pédophile s’il se rebelle. Il subit en outre des sévices – brûlures avec des cigarettes ou un couteau chauffé à blanc, ingestion de force d’éponges ou de produit lave-vitres… ». Cessons-là. Aucun diagnostic psychiatrique.

Condamnation-satisfaction

Commenter les décisions de justice quand la justice est face à Orange Mécanique ? « Il s’agit d’une décision juste », a déclaré à la presse Me Houria Si Ali, l’une des avocates de la prévenue. « Je m’attendais peut-être à une sanction plus ferme, elle s’en tire vraiment à très bon compte, a pour sa part commenté Maxime Gaget. Mais, en tout état de cause, sa condamnation est une satisfaction, je vais enfin pouvoir tourner la page. »

Une précision : la peine de Zakia Medkour est aménageable. Elle n’envoie donc pas automatiquement la condamnée en prison. Il s’agissait, selon le tribunal correctionnel de Paris, du «  minimum compte tenu de la gravité des faits, et le maximum compte tenu de leur ancienneté ». Grand orfèvre, Simenon n’était jamais allé, même dans Le Chat, si loin dans l’idée que l’on peut se faire des horreurs domestiques.

A demain

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