«Hexa ou rien» : la grande pénurie de vaccins. Choses vues dans les pharmacies tourangelles

Bonjour

La presse quotidienne régionale est irremplaçable. Voici un extrait de ce que l’on peut lire, aujourd’hui, dans l’édition d’Indre-et-Loire de La Nouvelle République du Centre Ouest (Alex Gouty). Comme un parfum de ticket de rationnement.

Frigos vides

« ‘’Bonjour, il me faudrait le vaccin BCG pour mon enfant’’. Une demande classique, suivie d’une réponse également devenue classique : ‘’Impossible, on est en rupture de stock nationale.’’ Une pénurie inquiétante qui s’étend désormais aux pentavalents (cinq vaccins combinés en une injection). Impossible donc de trouver ces deux familles de vaccins dans les officines du centre-ville de Tours – ‘’On n’en aura pas avant septembre’ (pharmacie Colbert) – ou en campagne : ‘’Depuis février, les frigos sont vides’’(pharmacie de Semblançay). Il n’y a guère qu’au CHU de Clocheville où ‘’il reste un peu de stocks mais il est réservé aux enfants hospitalisés’’.

BCG pour la crèche

Désappointés, les parents repartent bredouillent, et parfois énervés car s’il n’est plus obligatoire, le BCG reste primordial pour obtenir une place en crèche par exemple. Chacun a son explication, chez le distributeur Alliance Healthcare, on penche pour ‘’une hausse mondiale de la demande de vaccins contre la coqueluche, due à des changements dans le calendrier vaccinal de certains pays.’’

Hexa ou rien !

Pour autant, d’autres y voient un motif plus mercantile que médical : ‘’Ce sont avant tout des hommes d’affaires’’, s’énerve le Dr Archinard, évoquant les deux géants du secteur, Sanofi et GSK. Ainsi cette pénurie, voulue ou non, dirige les parents vers des vaccins hexavalents, plus chers – 39 € contre 27 €– et contenant surtout un sérum contre l’hépatite B. Or, ce dernier a été un temps associé au risque d’apparition de la sclérose en plaque, bien que le rapport n’ait jamais établi, et beaucoup de parents restent réticents. A la pharmacie de Semblançay, on résume : ‘’C’est hexa ou rien, on n’a pas le choix.’’ »

Beaucoup de parents restent réticents à faire vacciner leur enfant contre l’hépatite virale de type B. C’est ici que ce vaccin a, pour la première fois au monde, été mis au point. Il y aura bientôt quarante ans. Aujourd’hui la peur ; demain les tickets de rationnement.

A demain

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