Tour -1ère étape : un coureur asthmatique, cortisolémie dans les chaussettes, est-il un coureur malhonnête ?

Bonjour

Utrecht, 4 juillet. Le Tour de France démarre en Hollande et en trombe. Le Néerlandais Lars Boom(Astana®) , a vu sa participation au Tour de France remise en cause, hier, à la veille du départ, en raison d’un taux de cortisol trop basL L’information a été donnée par les mieux informés : le site internet lequipe.fr.

Mise au repos

Selon les règles du Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) – auquel Astana®  appartient, ce problème justifie une mise au repos. L’euphémisme est un genre prisé dans le milieu du cyclisme. Pour autant le coureur peut prendre part à la course suivant les règles de l’Union cycliste internationale (UCI) – règles basées sur le Code mondial antidopage.

«L’équipe Astana a demandé à l’UCI d’autoriser le remplacement, a précisé à l’AFP Roger Legeay, président du MPCC. Mais l’UCI a refusé. C’est maintenant à l’équipe de prendre sa décision».

De type corticoïde

« Une cortisolémie effondrée, synonyme d’insuffisance surrénale, est généralement due à l’utilisation d’un traitement médical de type corticoïde » croit savoir l’Agence France Presse. Tous les endocrinologues en connaissent, sur le sujet, un rayon. Les entourages des cyclistes aussi.

Lars Boom est le seul « positif » des 126 coureurs contrôlés pour leur cortisolémie – soit l’ensemble des équipes adhérentes du MPCC engagées au Tour. Il faut ici rappeler que le MPCC (à la pointe de l’antidopage) a élaboré des règles plus sévères que celles du Code mondial sur l’usage des corticoïdes.

Sous surveillance

Boom est âgé de 29 ans et serait asthmatique.  En 2014 il  gagné l’étape des pavés du Tour menant à Arenberg – avant d’être  recruté à l’intersaison par Astana®. Cette  formation kazakhe est placée sous surveillance par l’UCI à cause de plusieurs cas de dopage l’an passé, n’a obtenu sa licence que tardivement, au mois d’avril.

Le MPCC a rappelé à plusieurs reprises la différence entre un taux de cortisol trop bas, qui relève d’un problème de santé pour le coureur, et un cas de dopage. En mai, l’équipe Lotto NL avait elle aussi été confrontée à un problème identique avant la première étape du Giro. Elle avait écarté du peloton le coureur néo-zélandais George Bennett. Apès réflexion elle s’était rapidement retirée du MPCC (l’adhésion y est volontaire). Le MPCC a demandé récemment à l’UCI à ce qu’une équipe puisse procéder à un changement de coureur, en cas de cortisolémie effondrée. Mais le règlement de l’UCI, pour l’heure, ne semble pas avoir été modifié sur le sujet.

Oreillette

Tout cela vient de donner matière à un joli jeu de bonneteau-novlangue Notamment sur France Télévisions. Gérard Holtz, plus souriant que jamais à reçu le roi de Hollande. Emmanuel Macron, ministre français de l’économie, en costume, était au côté du podium et des coureurs. Les jeunes filles étaient jolies comme des cœurs et des tournesols. La communication téléphonique avec Roger Legeay, président du MPCC, était très mauvaise. Gérard Holtz, en dépit de son oreillette, n’a pas tout compris en matière de costisolémie. N’ayant pas tout compris il a gardé son sourire éclatant et n’a pas posé de questions trop dérangeantes.

C’est fini. Lars Boom, cortisolémie dans les chaussettes, est bien dans le groupe. Le 102ème Tour de France peut s’élancer.

A demain

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