Tour 2015 – quatorzième étape. Aujourd’hui la métaphore prophétique de la bécane à moteur

Bonjour

Mieux vaut voir le Tour de loin. On distingue mieux les perspectives du sol de France, la cathédrale d’Albi, celle de Rodez et les beautés du Tarn. On retrouvait, hier, le Premier ministre et, aujourd’hui, le président de la République. Ils sourient, sont heureux et font comme depuis toujours partie du décor.

Trempe

Avec le recul on croit, aussi, percevoir des fragments de l’avenir du Tour. De quoi sera-t-il fait ? De quelle trempe seront les coureurs et en quels titanes seront ce que l’on appelait, hier encore, leurs bécanes ? Seront-ce encore des bicyclettes ? Hier saugrenue la question est brutalement d’actualité. Le Monde (Henri Seckel et Yann Bouchez) nous dit que depuis plusieurs semaines l’Union cycliste internationale (UCI) tient à faire savoir qu’elle ne laissera pas utiliser des « vélos à moteur » sur le Tour de France.

« Je n’ai aucune preuve que ce système a été utilisé en course, mais je sais que la technologie est disponible, a déclaré au Monde le président de l’UCI, Brian Cookson, le matin du départ du Tour, à Utrecht. Ça existe, c’est certain. Nous pensons qu’il y a un danger que cela soit utilisé en course, mais nous sommes déterminés à ne pas laisser une chose pareille se produire. »

Survol

Après l’EPO, l’électricité ? Avant même les prélèvements sanguins au clair de lune on en est, sur le Tour 2015, aux  contrôles matériels inopinés. Rien de probant pour l’instant, mais demain ? Le survol, avant-hier, de Christopher Froome  dans la montée vers La Pierre-Saint-Martin ? « On dirait que le vélo pédale tout seul, a commenté Cédric Vasseur pour France Télévisions à propos du maillot jaune. Si le cyclisme contrôlait régulièrement les vélos, comme en Formule 1, on se poserait moins de questions. » Il est vrai que ces vélos roulent à la vitesse des automobiles.

Sus au dopage technologique comme on le fait avec le chimique ? Plusieurs journalistes, dont ceux du Monde, ont demandé à l’UCI s’ils pouvaient assister à ces contrôles. Sans succès pour le moment. L’instance internationale veut bien communiquer sur l’existence de contrôles, mais les tentes dans lesquels ceux-ci se déroulent restent un territoire interdit aux médias. Comprenne qui pourra.

Phanères et fricadelle

D’un côté le sang et les urines. Bientôt les phanères. Et de l’autre ? La partie tubulaire verticale, sous la selle, et la partie arrière  de la bécane ? La roue arrière  où pourraient se loger les moteurs ? Ces interrogations restent en suspens.

Selon les informations du Monde plusieurs commissaires seraient bien présents, juste pour assister au déroulement des contrôles. Mais pour ces derniers, les vélos à moteur relèvent plus du fantasme de journaliste que d’un danger potentiel. Ainsi, lorsque Le Monde a posé des questions on lui a répondu :

« C’est comme la fricadelle, vous connaissez ? La fricadelle, c’est bon, mais on ne sait pas ce qu’il y a à l’intérieur. Des vélos à moteur, on n’en a jamais vu pour l’instant. Pour l’instant, heureusement, aucun moteur n’a été détecté dans les vélos. Tant mieux, car ce serait pire que du dopage. »

Tricherie

Chacun ses hiérarchies. « Il y a quelques mois, en début d’année, l’UCI a modifié son règlement et sanctionne désormais cette forme de tricherie, précise Le Monde. Le coureur coupable risque une suspension minimale de six mois et une amende de 20 000  à 200 000 francs suisses (19 100 à 191 000  euros). Depuis avril  2014, le règlement technique précise, dans son article  1.3.010, qu’il est  » interdit d’ajouter un système mécanique ou électrique servant d’assistance au coureur « . »

La puissance,voilà l’ennemie.  Aujourd’hui, Le Figaro se penche sur « ces watts qui font tourner les têtes du Tour ». Et L’Equipe, sans rire, tente de comprendre pourquoi les données de Chris Froome « ne cessent d’alimenter la polémique »… « Vous n’y comprenez rien ? Nous non plus, assure le quotidien sportif de référence. Mais on s’est renseigné ». Cela donne un délicieux petit papier néo-pédagogique, signé de Alexandre Roos. Il est signé « So, watts » ?

L’Equipe, parfois, ne manque pas d’air.

Le Tour, dans l’avenir ? Le Tour 2115 ? Il passera par Chambord et Marignan. On y célèbrera le 600ème anniversaire de la bataille que l’on sait. Les polémiques du siècle passé feront bien rire. Tous les cyclistes seront greffés  sur leurs bécanes humanisées. On les appellera des Minotaures. Il n’y aura plus de voiture balai. Et plus de président de la République.

A demain

Une réflexion sur “Tour 2015 – quatorzième étape. Aujourd’hui la métaphore prophétique de la bécane à moteur

  1. Quel délire sur Froome , y a plus rien a ce mettre sous la dent donc on essaie de trouver quelque chose. Il faut taper sur le cyclisme , ça donne bonne conscience au foot par exemple donc les contrôle anti-dopage sont inexistants et quand il y en a (miracle ) les mecs sont prévenus.

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