IVG suivie de quatre amputations pour infection : un gynécologue a été mis en examen à Bordeaux

Bonjour

Un gynécologue-obstétricien du CHU de Bordeaux vient d’être mis en examen pour « blessures involontaires ».  L’affaire avait été révélée par Sud Ouest en octobre 2014. Les faits remontent à 2011 quand une femme a dû être amputée à la suite d’une infection nosocomiale contractée lors d’une IVG.

Priscilla Dray, une commerçante bordelaise alors âgée de 36 ans, avait dû être amputée des deux pieds, de l’avant-bras droit et de la main gauche. En octobre 2014, les expertises ordonnées dans le cadre de l’information judiciaire ouverte au tribunal de grande instance de Bordeaux étaient  toujours en cours. « Las d’attendre la mise en cause de ceux qu’ils jugent responsables de leur malheur et de leurs souffrances, Priscilla Dray et son mari, David, ont décidé de rompre le silence » expliquait alors Sud-Ouest.

 Fièvres et douleurs

En 2011, peu de temps après la naissance de son troisième enfant, Priscilla Dray était à nouveau tombée enceinte. En accord avec son mari, elle avait décidé d’avoir recours à une IVG. L’intervention n’avait duré que quelques heures et, le vendredi soir, elle avait pu regagner son domicile.

« Le lendemain matin, sous le coup d’une forte fièvre et prise de douleurs, elle était revenue à la maternité où elle avait été accueillie par l’interne de garde. Après avoir procédé au retrait du stérilet posé après l’IVG et pratiqué des prélèvementsl‘interne l’avait renvoyée à son domicile où son état avait empiré, rapportait Sud Ouest.  Le dimanche matin, le médecin de garde, après avoir diagnostiqué les symptômes d’une septicémie avait prescrit une antibiothérapie et ordonné le retour de la jeune femme à la maternité où elle était arrivée vers midi. Une nouvelle fois, son état n’avait pas été jugé préoccupant.

Anesthésiste

Ce n’est que le soir vers 17 heures, à la suite de la venue à son chevet d’un anesthésiste, que les premiers antibiotiques lui avaient été administrés. Le couple reproche à l’équipe soignante de permanence à la maternité de ne pas avoir prescrit suffisamment tôt des antibiotiques de façon à prévenir l’infection et ses ravages, qui se sont traduits par une nécrose des tissus. La direction du CHU se refuse à tout commentaire du fait de l’existence d’une instruction pénale. »

Prononcée il y a quelques semaines la mise en examen est pour « blessures involontaires » précise le quotidien Sud Ouest, (sur abonnement) qui parle d’un « streptocoque pyogenes». Le quotidien régional indique que le rapport d’expertise (rédigé par le Dr Jean-François Lortie, expert national en réparation du dommage corporel) met en cause l’interne de garde pour ne pas avoir prescrit en temps voulu des antibiotiques qui auraient pu limiter les effets de l’infection.

Causalité

«On est sur un dossier complexe, explique Me Arnaud Dupin l’avocat du praticien qui a demandé au juge d’instruction une contre-expertise. Pour moi, cela ne rentre pas dans le cadre de l’infraction pénale. Il y a toute une chaîne de responsabilités que l’instruction devra déterminer. » Comment, ici, démontrer le lien de causalité entre le retard de la prescription adaptée et les amputations ?

A demain

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s