Ensauvagement : le meurtrier de Roye, 73 ans, avait 2,28 grammes d’alcool dans le sang

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Ce fut, les 25 et 26 août, la grande affaire grisante des chaînes et radios d’info en continu : la fusillade de Roye. Roye, une bourgade du département de la Somme ; 6 200 habitants plus des gens du voyage. Parmi eux un homme qui abat au fusil de chasse et de sang-froid une femme de 19 ans, sa petite fille de 9 mois et son beau-père. Et qui tue également le gendarme Laurent Pruvot, 44 ans et père de deux enfants.

Politiques

Aussitôt, la clinicienne Marine Le Pen : « un symptôme de l’ensauvagement insupportable de notre société ».

« Les autorités laissent prospérer des trafics, acceptent que des armes circulent, n’écoutent pas la colère des riverains, tolèrent des bagarres entre bandes et des nuisances pourtant inadmissibles. Ce drame est aussi la conséquence de l’effondrement du respect dû aux forces de l’ordre et de leur désarmement moral. Les effectifs des forces de l’ordre doivent être augmentés au niveau de l’insécurité en France, après des années d’affaiblissement sous Sarkozy puis Hollande. »

Après la présidente du FN, François Hollande et Manuel Valls ont exprimé leur émotion.  «Mes pensées vont aux familles, aux victimes et au gendarme abattu en servant la France», a déclaré le Premier ministre sur Twitter. « Le Président de la République tient à saluer le courage et l’engagement des forces de la gendarmerie et leur apporte tout son soutien dans cette épreuve», a réagi l’Elysée dans un communiqué.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’est rendu au chevet des blessés à Amiens et a rencontré les familles des victimes. «Il semble que ce soit la violence ordinaire, inacceptable, abjecte, qui se soit emparée de cette aire des gens du voyage après que l’un des résidents s’était alcoolisé», a déclaré le ministre de l’Intérieur sur France Inter.

Crise de boisson

A Roye, dans la journée du mercredi 26 août, des proches, des enquêteurs, des journalistes « s’interrogeaient sur les raisons qui ont pu pousser le tireur à tuer de sang-froid au fusil de chasse ». Le gendarme Laurent Pruvot, était affecté au peloton autoroutier de Roye. Le forcené, grièvement blessé, a été opéré à Amiens et son état de santé était lui aussi qualifié de «stable» par la préfecture. «C’est toute ma famille qu’il a tuée. Il a eu une crise de démence. Il a sorti le fusil (…) On le connaît bien, on ne sait pas pourquoi il a fait ça. Une crise de démence, de boisson», a déclaré une parente à France bleue Picardie.

«Nous connaissons la famille» décimée par la fusillade. «Ils venaient régulièrement au centre social, c’étaient des gens sans histoire», a indiqué à l’AFP le maire de Roye Jacques Fleury. Le camp des gens du voyage ne compte, officiellement,  que vingt-deux emplacements. Il était en maintenance et avait été déserté par la plupart des résidents. Cinq familles y étaient toutefois restées, vivant dans des caravanes à proximité immédiate du camp, invisible depuis la route et masquées par des arbres. Seules une quinzaine de personnes se seraient trouvées sur place lors du drame.

Agé de 73 ans, le meurtrier vivait sur l’aire proche de l’autoroute « depuis quelques années ». Le procureur d’Amiens a indiqué que l’homme « avait 2,28 grammes d’alcool dans le sang » au moment des faits. Officiellement les causes de cette tragédie demeurent inconnues.

Crise de démence ? De sang-froid ? Ensauvagement de notre société ?

A demain

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