Gardasil® : ce vaccin anti-HPV très controversé serait totalement sans danger. Un travail français

Bonjour

L’affaire n’aurait dû être rendue  publique que demain 14 septembre. Las, elle est déjà sur la place publique. Le Journal du Dimanche (Anne-Laure Barret) vient d’en parler – et Libération (Eric Favereau) en parlera demain à l’aube (1). En substance le Garsasil®, vaccin anti-HPV hautement controversé depuis des années est finalement sans danger. Ou presque. Nous y reviendrons. Pour l’heure, les principales informations :

Scandale du Mediator®

Cette nouvelle donne résulte d’un travail mené conjointement par l’Agence nationale de la sécurité du médicament (Ansm) et de l’Assurance maladie. Un travail comparable, avance le JDD à celui qui avait débouché sur le scandale du Mediator®. « La plus importante étude jamais réalisée dans le monde sur le risque d’effets secondaires liés au vaccin ‘’anti-HPV’’ » explique Libération. Soit le résultat du suivi (pendant deux ans) de plus de 2,2 millions de jeunes filles âgées de 13 à 16 ans (dont un tiers vaccinées) : pas de mise en évidence d’augmentation globale du risque de survenue d’une maladie auto-immune ».

«Le bénéfice-risque est très largement en faveur de ce vaccin. Il faut continuer à vacciner, et en faire fortement sa promotion», a expliqué à Libé le Pr Benoît Vallet, directeur général de la Santé. Le seul petit risque concerne le  syndrome de Guillain-Barré : un ou deux cas supplémentaires pour 100 00 jeunes filles vaccinées. Vaccin très bien toléré. Ce qui ne cadre pas tout à fait avec des données qui ont conduit le comité de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne du médicament (EMA) à annoncer mi-août  le lancement d’un travail d’investigation – un travail pour clarifier l’existence d’un lien possible entre la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) et la survenue de deux complications : le syndrome douloureux régional complexe (SDRC) et le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (STPO). (2)

Cancer très inégalitaire

Ce vaccin est utilisé en prévention : – des lésions génitales précancéreuses (du col de l’utérus, de la vulve et du vagin) et du cancer du col de l’utérus dus à certains types oncogènes de papillomavirus humains (HPV); – des verrues génitales (condylomes acuminés) dues à des types HPV spécifiques.

« La vaccination est indispensable, a expliqué à Libé le Dr Agnès Buzyn, directrice de l’Institut national du cancer. Certes il n’y a “que” 3 000 nouveaux cas [de cancer du col de l’utérus] par an, mais cela se traduit par 1.100 décès. C’est le cancer le plus évitable, et surtout le plus inégalitaire.»

121,36 € la seringue

Comment cette information sera-t-elle reçue par les nombreux anti ? Ou, plus simplement, par ceux qui s’émeuvent du peu de recul dont on disposait quand le vaccin a été lancé et par ceux qui trouve que le prix en est prohibitif. Ou encore par ceux qui rappellent que ce vaccin ne permet nullement de faire l’économie des frottis de dépistage (procédure que les autorités sanitaires n’ont toujours pas sur organiser de manière égalitaire en France).

Le Garsasil® (de Sanofi-Pasteur MSD) est commercialisé  121,36 €  (taux de remboursement : 65 %) la seringue pré-remplie. « Trois doses c’est essentiel » dit le fabricant.

A demain

(1) Le rapport final vient d’être mis sur le site de l’Ansm: http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/0611bc63c4bdadd763749f13e4126377.pdf – de même qu’un « point d’information »: http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Vaccination-contre-les-infections-a-HPV-et-risque-de-maladies-auto-immunes-une-etude-Cnamts-ANSM-rassurante-Point-d-information

(2) L’Ansm nous avait alors indiqué: « Des cas faisant état de l’un ou l’autre de ces syndromes ou des symptômes les évoquant ont été rapportés depuis la commercialisation de ces vaccins. Ils ont été principalement notifiés au Japon (12 cas), Etats-Unis (10 cas), Australie (7 cas), Allemagne (4 cas) pour le SRDC et au Danemark (33 cas) Etats-Unis (24 cas), Allemagne (2 cas), Japon (2 cas) pour le STPO. A ce jour, en France il a été rapporté 3 cas de SRDC  et 1 cas de STPO au système national de pharmacovigilance. Ces événements ont fait l’objet d’évaluations européennes régulières depuis 2013, qui n’ont pas permis, jusqu’à maintenant, d’établir une relation de causalité entre ces syndromes et la vaccination.»

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