L’OMS déclare que toutes les charcuteries sont cancérogènes, ainsi que l’ensemble des viandes

Bonjour

Ne plus manger de viande réduit-il le risque d’être atteint d’un cancer ? Il semblerait désormais que oui. C’est comme un coup de tonnerre officiel dans le champ de l’alimentaire. L’information avait fait l’objet il y a quelques jour d’une passe d’armes entre le Centre International de la recherche sur le Cancer (CIRC/OMS) et quelques titres de la presse britannique (plus ou moins) à sensation.

Cette fois l’embargo est levé. Et le document est -enfin- accessible avec un titre à décourager les titreurs : « Le programme des Monographies du CIRC évalue la consommation de la viande rouge et des produits carnés transformés ». Manchette du Monde quelques jours après celle du Daily Mail.

« Ces résultats confirment les recommandations de santé publique actuelles appelant à limiter la consommation de viande », explique le Dr Christopher Wild directeur général du CIRC. Précision: le porc est inclus par le CIRC dans les viandes rouges au même titre que le bœuf, le veau, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre.

Kilogrammes d’indignation

Cette annonce ne manquera pas de soulever des vagues de commentaires et quelques kilogrammes d’indignation des milieux professionnels. Elle entrera en résonnance immédiate avec les courants grossissants du végétarisme et des végétaliens. Nous y reviendrons. Voici, pour l’heure, le communiqué de presse officiel:

« Lyon (France), 26 octobre 2015 – Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), l’agence de l’Organisation mondiale de la Santé spécialisée sur le cancer, a évalué la cancérogénicité de la consommation de la viande rouge et de la viande transformée.

Viande rouge : Après avoir soigneusement examiné la littérature scientifique accumulée, un Groupe de travail de 22 experts venus de 10 pays différents, réuni par le Programme des Monographies du CIRC, a classé la consommation de la viande rouge comme probablement cancérogène pour l’homme (Groupe 2A), sur la base d’indications limitées selon lesquelles la consommation de viande rouge induit le cancer chez l’homme, soutenues par de fortes indications d’ordre mécanistique militant en faveur d’un effet cancérogène. Cette association a principalement été observée pour ce qui concerne le cancer colorectal, mais d’autres associations ont également été observées pour les cancers du pancréas et de la prostate.

Viande transformée : La viande transformée a été classée comme cancérogène pour l’homme (Groupe 1), sur la base d’indications suffisantes selon lesquelles la consommation de viande transformée provoque le cancer colorectal chez l’homme.

 La consommation de viande et ses effets : La consommation de viande varie considérablement entre les pays, de quelques pourcents de la population jusqu’à 100% des personnes consommant de la viande rouge, selon les pays, et des proportions légèrement inférieures pour ce qui est des produits carnés transformés. Les experts ont conclu que chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement accroît le risque de cancer colorectal de 18%. “Pour un individu, le risque de développer un cancer colorectal en raison de sa consommation de viande transformée reste faible, mais ce risque augmente avec la quantité de viande consommée”, explique le Dr Kurt Straif, Chef du Programme des Monographies du CIRC.

“Compte tenu du grand nombre de personnes qui consomment de la viande transformée, l’impact mondial sur l’incidence du cancer revêt une importance de santé publique”. Le Groupe de travail du CIRC a examiné plus de 800 études qui portaient sur l’association entre plus d’une douzaine de types de cancers différents et la consommation de viande rouge ou de viande transformée dans de nombreux pays et populations aux habitudes alimentaires diverses. Les indications les plus influentes sur l’issue de cette évaluation provenaient de grandes études de cohortes prospectives menées au cours des 20 dernières années.

Santé publique :  ”Ces résultats confirment en outre les recommandations de santé publique actuelles appelant à limiter la consommation de viande”, selon le Dr Christopher Wild, Directeur du CIRC. ”Dans le même temps, la viande rouge a une valeur nutritive. Par conséquent, ces résultats sont importants pour permettre aux gouvernements comme aux organismes de réglementation internationaux de mener des évaluations du risque, et de trouver un équilibre entre les risques et les avantages de la consommation de viande rouge et de viande transformée, et de formuler les meilleures recommandations alimentaires possibles”.

Attention : La « viande rouge » fait ici référence à tous les types de viande issus des tissus musculaires de mammifères comme le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre. Les produits carnés transformés (ou viande transformée) font référence à la viande qui a été transformée par salaison, maturation, fermentation, fumaison ou d’autres processus mis en œuvre pour rehausser sa saveur ou améliorer sa conservation. La plupart des viandes transformées contiennent du porc ou du bœuf, mais elles peuvent également contenir d’autres viandes rouges, de la volaille, des abats ou des sous-produits carnés comme le sang. A titre d’exemples de viandes transformées, on trouvera les hot-dogs (saucisses de Francfort), le jambon, les saucisses, le corned-beef, les lanières de bœuf séché, de même que les viandes en conserve et les préparations et les sauces à base de viande. »

A demain

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