Lynparza®, génétiquement ciblé contre les cancers de l’ovaire se révèle efficace contre ceux de la prostate

Bonjour

Ne pas extrapoler. Pour autant tout laisse penser qu’un progrès notable vient d’être réalisé dans la prise en charge du cancer de la prostate – ou plus précisément dans celle de certains d’entre eux. L’information vient du  New England Journal of Medicine : « DNA-Repair Defects and Olaparib in Metastatic Prostate Cancer ». Information aussitôt reprise dans le monde anglo-saxon par de nombreux médias – dont la BBC: « ‘Milestone’ prostate cancer drug », mais aussi Wired. Sans oublier The Financial Times.

Commercialisé en France

Où il est question de l’ olaparib une spécialité de la multinationale AstraZeneca depuis peu commercialisée en France sous le nom de marque Lynparza® avec, comme indication : « en monothérapie pour le traitement d’entretien des patientes adultes atteintes d’un cancer épithélial séreux de haut grade de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif, récidivant et sensible au platine avec une mutation du gène BRCA (germinale et/ou somatique) et qui répondent (réponse complète ou réponse partielle) à une chimiothérapie à base de platine. ».

On retrouve, dans la publication du New England Journal of Medicine, cette dimension de ciblage génétique thérapeutique. L’étude, une phase II menée par l’ Institute of Cancer Research de Londres, a été dirigée par le Pr Johann de Bono. Elle a concerné quarante-neuf volontaires atteints d’un cancer de la prostate évolué ayant déjà été différemment traités (docetaxel, abiraterone, enzalutamide, cabazitaxel). L’efficacité parfois spectaculaire de la nouvelle médication a pu être associée à des caractéristiques génétiques spécifiques – caractéristiques qui peuvent être identifiées sur certaines cellules tumorales grâce aux dernières générations de techniques de séquençage.

Cruel paradoxe britannique

« Ceci est le premier médicament qui cible les populations spécifiques génétiquement définis et nous allons voir de plus en plus de ces venir dans les prochaines années » a expliqué à la BBC le Dr Joaquin Mateo, premier signataire de la publication.  De fait il s’agit  bien ici d’une thérapeutique « ciblée » qui interdit l’utilisation larga manu  de cette spécialité médicamenteuse. Les auteurs insistent, en outre, pour dire que des essais cliniques plus larges sont nécessaires avant de conclure quant à l’amélioration de l’espérance de vie des malades pouvant ainsi être traités.

La BBC observe, cruel paradoxe,  qu’en Grande Bretagne the National Institute for Health and Care Excellence (NICE) a rejeté l’olaparib- Lynparza®  pour traiter les femmes souffrant de certaines formes de cancers de l’ovaire (voir ici). A cause du prix affiché par AstraZeneca : 4000 £ par mois. Nous ne connaissons pas le prix pratiqué en France.

A demain

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