Cancers : l’OMS assure qu’elle n’a jamais demandé d’arrêter de manger des viandes transformées

Bonjour

Comment rétropédaler quand tout s’est emballé ? Depuis les hauteurs luxueuses de Genève la direction générale de l’OMS tente de réduire le feu ; un feu allumé le 26 octobre à Lyon, au siège du Centre international de recherche sur le cancer.

Aujourd’hui c’est un communiqué de presse qui sonne comme un mea culpa : “Links between processed meat and colorectal cancer.WHO statement. 29 October 2015”. En dépit de la langue de bois caractéristique de cette organisation onusienne on pressent la chaleur des flammes :

“WHO has received a number of queries, expressions of concern and requests for clarification following the publication of a report from the International Agency for Research on Cancer (IARC) relating to processed meat and colorectal cancer.”

Réduire, pas arrêter !

Et l’OMS de tenter d’expliquer qu’il n’y a rien de vraiment nouveau sous le soleil ; que le CIRC n’est pas l’OMS même s’il en fait partie ; que l’OMS elle-même s’était intéressée au sujet « viandes et cancers » et qu’elle avait (en 2002) émis une recommandation qui conseillait la modération… Et que, si on y regarde de près les conclusions du CIRC ne sont guère éloignées, treize ans plus tard, de celles de l’OMS… Ce qui donne, au final, depuis Genève :

« La dernière étude du CIRC ne demande pas aux gens d’arrêter de manger les viandes transformées, mais indique que la réduction de la consommation de ces produits peut réduire le risque de cancer colorectal » – (rien sur la viande rouge).

L’hypothèse australienne de la « farce »

Et l’OMS de tenter de reprendre la balle au bond : elle réunira, après les fêtes de fin d’année, son « groupe permanent d’experts qui évaluent régulièrement les liens entre l’alimentation et les maladies ». Ces experts commenceront alors à reprendre l’ensemble du dossier viandes (« rouges » et « transformées ») et, plus tard, formuleront de nouvelles préconisations et recommandations.

Quel impact aura tout cela sur l’image et la crédibilité de l’OMS ? Le ministre australien de l’Agriculture a qualifié de « farce   les initiatives du CIRC,  tandis que l’Institut nord-américain de la viande l’a accusé de « tordre les chiffres ». Ce qui, avec la fraude, est la plus grave des accusations que l’on puisse prononcer contre des scientifiques.

A demain

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