Médicaments et publicité : branle-bas de combat déontologique chez les pharmaciens français

Bonjour

Il n’est pas rare que les pharmaciens imitent les médecins. Comme avec le serment de Galien. L’Ordre national des pharmaciens vient aussi, après celui des médecins, de lancer deux « consultations » identitaires : l’une sur le code de déontologie de la profession, l’autre sur la communication-information-publicité de la pharmacie et des pharmaciens. L’affaire vaut qu’on s’y arrête.

Code de déontologie. Sans surprise il « guide les pharmaciens dans leur activité professionnelle et règle leurs rapports avec les autres ».  Son objet est de protéger l’intérêt des patients et de garantir qu’il prime toujours sur celui du pharmacien (sic). Les valeurs qui y sont exprimées « constituent la fierté de la profession et la base de la confiance que les Français lui portent ».

Aujourd’hui il revient au Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de préparer le nouveau code de déontologie, qui sera ensuite édicté sous la forme d’un décret en conseil d’Etat (art L. 4235-1 du Code de la Santé publique – CSP). Le premier code de déontologie a été forgé en1953. Révisé en 1995, il comporte actuellement soixante-dix-sept  articles. L’objectif aujourd’hui est de formuler une proposition de nouveau code de déontologie dans le courant de l’année 2016. Isabelle Adenot, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens :

« Le code de déontologie est notre plus précieux patrimoine fédérateur, une force quand le pharmacien a des doutes ou des incertitudes. Si le pharmacien ne trouve pas dans ces lignes de conduite les réponses à ses interrogations, c’est qu’il n’est plus parfaitement adapté et doit donc être repensé. Des désuétudes peuvent apparaitre, des manques également. C’est l’objet des travaux qui vont être lancés. »

Communication/Information/Publicité.  Rien n’est plus comme avant, y compris dans les pharmacies. Les technologies de la communication ont profondément changé et les pharmaciens doivent y songer pour ec qui est de leur relation (communication/information/publicité) avec les patients et le public. Alain Delgutte, Président du Conseil central A qui représente les pharmaciens titulaires d’officine :

« Beaucoup ont le sentiment que les règles en matière de publicité et de communication sont inadaptées. Bien souvent, le pharmacien doute de ses possibilités d’agir dans certains domaines, laissant la place aux plus habiles ou aux plus hardis. C’est pourquoi, la remise à niveau des textes doit permettre à tout le monde de disposer d’un corps de règles claires, adaptées, connues et partagées. »

Hardiesse et habileté

Il a certes été adressé à des journalistes mais on sent bien que c’est là un message codé à l’attention des membres de la profession.  On entrevoit toutefois ici les tensions à travers les rideaux des officines. Ainsi donc il y aurait des pharmaciens plus habiles que d’autres, publicitairement parlant, plus hardis dans leur communication ? Le pharmacien, par bien des aspects, serait un commerçant comme il en existe tant ? Avec les tensions concurrentielles que l’on n’ose imaginer ? Et comment réguler ?

En attendant une déontologie revisitée l’Ordre a récemment réalisé un état des lieux des règles encadrant la publicité et la communication en faveur des officines et groupements d’officines.

A demain

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