Les blouses blanches et le grand «Black Friday». Mais pourquoi donc avoir choisi l’anglais ?

Bonjour

Comment en parler ? Les médias généralistes peinent à remettre l’ouvrage sur leur métier. On sent comme une lassitude, comme un combat  que l’on avait oublié. Il faut toiletter. Revenir sur le tiers payant, décrypter les requêtes, exposer les arguments des deux camps. C’est usant et l’auditoire n’est pas garanti.

Alain Finkielkraut

En ce vendredi 13 novembre 2015 l’heure est au Front national, aux élections régionales, à un France-Allemagne de football perturbé par les exploits sexuels plus ou moins filmés de quelques attaquants célèbres. Plus généralement l’heure est au désarroi, à la dépossession, aux foules désemparées. Les « Trois D » en somme. C’est ce que nous dit Alain Finkielkraut (toujours sur France Culture qui fête ses trente ans de Répliques). Une analyse qui cadre assez bien avec ce que semble vivre une large fraction des médecins et, plus largement, des soignants français.

Ainsi donc « médecins, dentistes et  infirmiers libéraux « sont invités à fermer leurs cabinets à partir de vendredi », soit, nous dit l’AFP, « une énième charge contre le projet de loi santé et le tiers payant généralisé ». Rejoints par SOS Médecins et par d’autres professions soignantes, ils bénéficient aussi du soutien de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), elle aussi remontée contre un texte accusé de « menacer l’exercice libéral ». « Cette unité médicale était importante, elle est demandée par la base depuis plus d’un an », se réjouit Eric Henry, président du SML. « Le mouvement du 13 sera extrêmement suivi », promet Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF. Et le Syndicat de la Médecine Générale n’est pas en reste.

Sortir du rouge

Reste une question : pourquoi avoir choisi, comme pancarte, « Black Friday » ?  Pourquoi cette référence marchande qui trouve son origine  dans le lendemain du  Thanksgiving avec le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année ? Combien étions-nous à ignorer que « black » viendrait d’une  opération comptable : à une époque où la comptabilité était tenue à la main, les comptes étaient écrits en rouge, car déficitaires, toute l’année jusqu’à ce fameux vendredi. Les achats du lendemain de Thanksgiving permettaient de sortir « du rouge », faisant passer les comptes en positif, ce qui permettait de les écrire à l’encre noire, d’où le terme de vendredi noir.

Les grévistes devraient nous expliquer tout cela. On y verrait, enfin, le lien avec le tiers payant. Et les auditeurs de Finkelkraut éviteraient de penser au « Bloody Sunday ».

A demain

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