Cigarette électronique et réduction du risque : il faut aider les vapoteurs à mieux vapoter

Bonjour

Qu’est-ce que la santé publique sinon une guerre perpétuelle ? Une guerre pour réduire les risques sanitaires. La métaphore guerrière vaut tout particulièrement pour cette barbarie qu’est le tabac. Avec la percée inattendue, révolutionnaire, des troupes hétérogènes de la cigarette électronique. Vapeurs d’eau contre fumées cancérigènes.

Et cette nouvelle mandée depuis le front de Genève, ville incomparable. Dans une nouvelle étude, un chercheur de l’Université de  la cité de Calvin et de Rousseau s’est penché sur le comportement de vapoteurs utilisant différents types de cigarettes électroniques. 2807 vapoteurs  vivant en France (988), aux Etats-Unis  (579), en Suisse (310), au Royaume-Uni (N=143) et dans d’autres pays (787). Il a alors constaté que ces derniers modifient souvent le type de leurs e-cigarettes et la nature de leurs e-liquides. Pourquoi ? Notamment « pour obtenir un meilleur goût et de meilleures saveurs ».

Briser les chaînes cancérogènes

Et ce chercheur a noté que les modèles récents de cigarettes électroniques (rechargeables, modifiés) sont perçus comme plus satisfaisants et plus efficaces pour s’abstenir de fumer que les anciens modèles. Tout cela vient d’être consigné dans une publication que l’on peut retrouver sur le site de la revue Addiction : « Characteristics of users, and usage of different types of electronic cigarettes: findings from an online survey »

« Cette hétérogénéité des utilisateurs et des modèles doit être reconnue par les chercheurs, les cliniciens et les décideurs politiques. Afin de maximiser les avantages potentiels pour la santé des e-cigarettes, des interventions éducatives spécifiques devraient être conçues pour aider les vapoteurs à sélectionner les meilleurs produits et à surmonter les obstacles techniques à leur utilisation efficace »  souligne le Pr Jean-François Etter. Aider, en somme les esclaves du tabac à briser leurs chaînes cancérogènes. Que n’y avait-on pensé plus tôt ? Et qui songera à en parler à Marisol Touraine, en charge depuis bientôt deux ans d’un Programme national de réduction du tabagisme qui fait l’impasse sur la cigarette électronique ?

Travaillant à  l’Institut de la santé globale de la faculté de médecine de l’Université de Genève le Pr Jean-François Etter est un spécialiste réputé de la lutte contre le fléau du tabagisme. Son travail et ses publications démontrent que l’on peut, depuis Genève et la Suisse, mener de justes et beaux combats.

A demain

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