Melissa Cook, 47 ans, mère porteuse est enceinte de triplés. Le «père» commanditaire la presse d’avorter

 

Bonjour

Les médias généralistes français ne s’intéressent guère à une affaire largement évoquée, depuis peu, dans les médias anglophones. A la suite du New York Post et du Daily Mail : “Hired surrogate pregnant with triplets is threatened with financial ruin by the babies’ father unless she has one of the fetuses aborted after he paid her $33,000”. Sans oublier Cosmopolitan: “Father Demands Surrogate Abort One Baby After Learning She Is Carrying Triplets « This is just not right, » the surrogate said”.

Soit l’histoire exemplaire d’un conflit entre un homme et Melissa Cook, une mère porteuse (californienne) avec laquelle il a passé un contrat pour qu’elle porte ses enfants. Rien d’étonnant – nous sommes aux Etats-Unis. Tout s’est compliqué lorsque la femme a annoncé à son commanditaire qu’elle portait des triplés. Le père putatif  l’a alors prié d’avorter.

Trois semaines pour avorter des triplés

L’homme (son nom n’est pas cité) s’était engager à payer Melissa 33000 dollars pour une grossesse et un enfant, et 6000 dollars en cas d’enfant supplémentaire. Les embryons avaient été conçus par fécondation in vitro avec le sperme du père et les ovocytes d’une donneuse âgée de 20 ans (rémunérée également). Trois embryons ont été implantés chez les Melissa  et les trois se sont développés. Ce qui n’a pas, dit-on, été sans surprendre les gynécologues concernés.

Melissa est aujourd’hui enceinte de dix-sept semaines. La loi californienne interdit les avortements, sauf en cas de grave danger, au-delà de vingt semaines de grossesse. Melissa n’est pas, stricto sensu, en danger. En réalité elle l’est bel et bien : l’avocat du « père » lui a fait savoir que dans le cas où elle n’avorterait pas elle perdrait tous les bénéfices accordés par le contrat et devrait prendre à sa charge des dommages et intérêts dans les soins des enfants, les frais médicaux y compris ceux dont les bébés pourraient avoir besoin de manière imprévue.

Réduction embryonnaire

Réponse de Melissa : « Le docteur a inséré trois embryons en bonne santé. Les chances pour que les trois se développent étaient grandes. Si vous saviez que vous désiriez seulement deux enfants, pourquoi avoir autorisé l’implantation de trois embryons ? ».

Le « père » et Melissa ne se sont jamais rencontrés. Melissa vit séparée. Elle est âgée de 47 ans, mère de quatre enfants (dont trois triplets) et a déjà donné naissance à un enfant en tant que mère porteuse.  Elle a informé son commanditaire qu’elle portait des triplés lorsqu’elle était à huit semaines de gestation. Un consensus aurait pu être trouvé si Melissa avait accepté que l’on procédât à une réduction embryonnaire (destruction d’un ou deux de ses triplets).

C’est une histoire qui se passe aux Etats-Unis – pays de la libre entreprise; un pays souvent cité en exemple, en France par celles et ceux qui contestent l’interdiction formelle qui y est faite de la pratique, esclavagiste, des mères porteuses.

A demain

 

 

2 réflexions sur “Melissa Cook, 47 ans, mère porteuse est enceinte de triplés. Le «père» commanditaire la presse d’avorter

  1. La remarque, « incidente », sur la libre entreprise est tendancieuse. La libre entreprise ne favorise pas nécessairement l’esclavage et le meurtre. La rigueur intellectuelle plombée par l’idéologie. Dommage.

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