Après la Dordogne le virus A(H5N1) a atteint les Landes. Menaces sur les achats de foie gras

Bonjour

Rien n’y fait. Les mesures précoces mises en œuvre ces dernières semaines dans le département de la Dordogne n’ont pas stoppé la circulation du virus dans les populations animales. Lundi 7 décembre le ministère de l’agriculture a confirmé la détection d’au moins deux nouveaux cas dans le département des Landes. Des virus A(H5N1) hautement pathogènes ont été identifiés dans un élevage de pintades et un élevage de canards, victimes d’une mortalité anormale. Des suspicions pèsent sur un troisième élevage proche.

Interdiction d’exporter

Le préfet des Landes a aussitôt pris les décisions de confinement, de désinfection et de protection imposées aux exploitations agricoles dans un périmètre de dix kilomètres autour des foyers infectés. De plus, une interdiction d’exporter les volailles vivantes et les œufs à couver en provenance des Landes a été prononcée.

Les mêmes décisions avaient été prises il y a quelques jours en Dordogne. D’abord dans la commune de Biras où le virus de grippe aviaire avait d’abord été identifié dans une basse-cour  où 22 volailles sur 30 avaient été retrouvées brutalement mortes. Puis deux autres foyers avaient été détectés, l’un dans un élevage d’un millier d’oies à Domme, l’autre dans un élevage de 14 000 canards à Saint-Paul-La-Roche. Un nouveau foyer  a également été officialisé par le ministère de l’agriculture : un élevage de 4 500 poulets et d’un millier de canards situé à Cénac-Saint-Julien.

Palmipèdes à foie gras

Tout ceci n’a rien d’anecdotique : l’émergence du A(H5N1) a fait que huit pays ont, d’une manière ou d’une autre, décrété un embargo sur les importations de produits avicoles français : la Chine, la Corée du Sud, le Japon, la Thaïlande, l’Egypte, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. « L’exportation de viande de volaille fraîche vers les pays tiers, c’est-à-dire hors Union européenne, représente 353 millions d’euros, rappelle Le Monde. Quant à la vente aux pays tiers d’œufs à couver et de matériel génétique, elle pèse 120 millions d’euros. Enfin, la vente de foie gras hors des frontières s’élève à 107 millions d’euros avec 4 934 tonnes. Pour le foie gras, ce sont les restrictions de l’accès au marché japonais, son premier marché à l’exportation avec 600 tonnes, qui posent problème. »

Le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras  (28 rue du Rocher, 75014 Paris) précise que ces restrictions ne portent que sur les conserves produites après le 24 octobre. « Pour la génétique, la fermeture du marché chinois n’est pas sans conséquence. Pour la viande fraîche, le principal débouché est les pays du Moyen-Orient qui n’ont pas modifié leurs relations commerciales avec la France, ajoute Le Monde. Le ministère de l’agriculture discute avec chaque pays pour évaluer précisément les contours des restrictions. L’idée étant de limiter les interdictions d’exportation à certaines catégories de produits provenant des zones affectées. »

A moins de trois semaines des fêtes Noël, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture rappelle dans le communiqué que l’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’homme par la consommation de viande, œufs, foie gras et, plus généralement, de tout produit alimentaire. Le ministère  avait affirmé au départ que la souche du A(H5N1) apparue en France n’était pas d’origine asiatique. On attend toujours les résultats du séquençage.
A demain

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