«Affaire du tétanos»: l’acte d’accusation et le mémoire en défense du pédiatre homéopathe

Bonjour

Mercredi 16 décembre 2015 le Dr Philippe Bry, pédiatre exerçant à Fondettes (Indre-et-Loire) est convoqué à Orléans devant la juridiction régionale du Conseil de l’Ordre des médecins. Il est suspendu d’exercice depuis le 9 novembre dernier, et ce pour une période de cinq mois. L’Agence Régionale de Santé Centre-Val de Loire le suspecte d’avoir fait un faux certificat de vaccination pour un jeune patient de 9 ans, qui a été admis en juin 2015 à l’hôpital pédiatrique Gatien-de-Clocheville (CHU de Tours) victime d’un tétanos.

Acte d’accusation

Voici le texte de l’ARS daté de début novembre :

« Un cas de tétanos a été signalé à l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire, au titre des maladies à déclaration obligatoire. Il s’agit d’un enfant de 9 ans, résidant dans l’agglomération de Tours, admis dans un état grave, qui a nécessité une prise en charge hospitalière spécialisée pendant deux  mois. À ce jour, l’état de santé de l’enfant est satisfaisant.

« Les investigations réalisées, analysées et validées par des experts nationaux, ont confirmé que cet enfant n’était pas vacciné contre le tétanos, contrairement à ce qui était indiqué sur son carnet de vaccination par le pédiatre qui le suivait. Compte tenu des éléments dont dispose à ce jour l’ARS, l’activité de ce médecin pédiatre est actuellement suspendue (…)

 « Dans ce contexte, en cas de doute, les personnes sont encouragées à faire vérifier leur statut vaccinal vis-à-vis des différentes vaccinations prévues dans le calendrier vaccinal ou celui de leur enfant auprès d’un médecin (médecin traitant, pédiatre, Centre de Protection maternelle et infantile ou centre de vaccination) et à mettre à jour, si nécessaire, ces vaccinations afin d’éviter la survenue de maladies graves. »

Mémoire en défense

Nous publions ici des extraits  du « communiqué de presse », sorte de mémoire en défense, publié par « Info vaccins France ». Il ne s’agit nullement de cautionner mais d’exposer un argumentaire pernicieux dont les fondements logiques nous échappent totalement. Un argumentaire d’ores et déjà dénoncé dans un commentaire (J.Lebreton) de notre texte précédent sur ce même sujet. Un argumentaire auquel les sociétés savantes et les autorités sanitaires concernées se devraient, en toute logique, de répondre.

« (…) Cet enfant avait bien été vacciné à plusieurs reprises en 2008 et 2009, conformément aux lois d’obligations vaccinales, comme en attestent les numéros de lots reportés dans le carnet de santé, et correspondants à des vaccins sur le marché à ces périodes. Ces vaccinations ont été confirmées à la fois par le Dr Bry et par la famille de l’enfant à plusieurs reprises, confirmations surprenantes si l’enfant n’avait pas été réellement vacciné.

« En réalité tout part de la croyance que la vaccination protège tous les individus: en théorie, si on est vacciné, on développe des anticorps et ces anticorps sont protecteurs. Si l’enfant a le tétanos, et qu’il n’a pas d’anticorps, c’est donc qu’il n’a pas été vacciné. Si son carnet de santé porte la signature d’un médecin, de surcroît homéopathe, c’est que ce dernier a nécessairement menti et que les parents mentent aussi. Cette vision simpliste occulte une réalité scientifique qui admet qu’une vaccination n’entraîne pas automatiquement une immunisation et que toute immunisation n’entraîne pas de fait une protection.

Calomnies

« Pour preuve, lors de ses soins, l’enfant a reçu deux doses de vaccins antitétaniques supplémentaires au cours de l’été 2015. Malgré ces deux doses, il n’a toujours pas d’anticorps antitétaniques à ce jour, alors qu’il vient justement de réchapper à un tétanos. Prétendre donc que cet enfant a eu un tétanos car son médecin aurait fait un faux est calomnieux. On sait que l’efficacité du vaccin antitétanique est sujet à polémique ; le mode de transmission et d’action du tétanos dans l’organisme démontre qu’il est impossible qu’un taux d’anticorps dans le sang puisse avoir une influence sur une maladie non immunisante qui se propage par le système nerveux. Alors comment un vaccin pourrait -il protéger contre une maladie qui naturellement ne protège pas ?

«  La raison pour laquelle cet enfant aurait donc fait un tétanos est sans doute à rechercher dans la façon dont la plaie a été traitée courant juin en milieu hospitalier, plutôt que dans une prétendue absence de vaccination qu’on ne peut pas démontrer. Vacciné ou non, on peut en effet contracter le tétanos, et cette maladie ne sera jamais éradiquée, vu le mode de propagation. Il existe de nombreux cas qui démontrent à l’évidence qu’on peut avoir le tétanos en étant vacciné, comme des cas démontrant qu’on peut fort bien être vacciné et ne pas avoir le moindre taux d’anticorps correspondants.

Pays de Louis Pasteur

(…) La France, pays de Pasteur, est l’un des derniers pays d’Europe à imposer des vaccinations, alors que depuis 5 ans, le Comité Technique des Vaccinations et son président Daniel Floret sont favorables à la levée de toutes obligations vaccinales. Ce même Comité Technique a clamé dans différentes circonstances que désormais, l’affaire était entre les mains des politiques. Dans le monde scientifique international, de très nombreuses voix s’élèvent pour contester la vaccination systématique de masse.

En effet chaque personne répond individuellement au contact des agents infectieux, que ce soit par voie naturelle ou par la vaccination. Pour une personne qui fera une faible réaction, voire aucune, une autre au contraire, souffrira à vie d’un microbe atténué ou même mort, ou parfois même, y succombera. Ces spécificités immunitaires peuvent être transmissibles héréditairement. Pour tout vaccin, il existe des non répondants (comme peut-être le cas de cet enfant de Tours) c’est à dire des personnes qui ne produiront jamais d’anticorps appropriés.

Intolérable

 Étant donné qu’après chaque vaccination, ou avant chaque rappel, il n’est pas procédé à des sérologies systématiques, personne ne sait, quel est le taux de personnes immunisées dans la population française contre les trois maladies à obligation légale, à savoir, diphtérie, tétanos et poliomyélite. Être vacciné ne constitue donc en aucun cas la certitude d’être « immunisé ».

Nous soulignons que la poliomyélite et la diphtérie ne font plus de victimes en France depuis 25 ans, et que le tétanos, avec moins de 20 victimes par an, n’est pas une maladie contagieuse, ni immunisante, pour laquelle en outre tout le monde s’accorde pour dire qu’elle ne sera jamais éradiquée. De plus, comme tout produit pharmaceutique, les vaccins comportent des risques.

Si les bénéfices attendus deviennent proches de zéro, les risques eux, augmentent avec le nombre de valences croissant, de produits neurotoxiques, cancérigènes et mutagènes contenus dans les vaccins et le nombre de vaccins que les enfants reçoivent notamment qui ne fait que croître (si on suit les recommandations du CTV par le biais du calendrier vaccinal). De ce fait le rapport bénéfice risque atteint vite l’intolérable. Dans ces conditions, maintenir une obligation vaccinale est non seulement un non sens juridique mais aussi une injure pure et simple à la Science et à l’Art de la Médecine. »

On attend désormais le premier jugement, ordinal. Puis viendra le pénal.

A demain

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