Complaisance et infamie : les égarements de Bernard Debré sur la santé de Claude Bartolone

Bonjour

Il y a bien longtemps que le Pr  Bernard Debré, député (Les Républicains, Paris) n’avait pas fait parler de lui. Les mésaventures de Claude Bartolone l’ont incité à revenir dans la triste lumière de l’indigeste. C’est ainsi que ce médecin vient d’ironiser  sur l’absence dans l’Hémicycle du président socialiste. Méchamment et publiquement.

On sait que M. Bartolone a été sévèrement défait  aux élections régionales en Ile-de-France. On sait aussi que son entourage avait indiqué, mardi 15 décembre  en fin de journée, qu’il avait été hospitalisé en raison d’examens cardiologiques et qu’il était arrêté pour une dizaine de jours en raison d’une «surchauffe».

On sait enfin que Jean-Marie Le Guen avait, fort maladroitement, démenti que son ami Bartolone ait été hospitalisé dans « un hôpital américain » sic, à Neuilly dans la petite ou la grande couronne. C’était sur LCI.

Comme les cavaliers

Arrive aujourd’hui, comme les cavaliers, le Pr Bernard Debré. Il écrit, sur son site, une « Lettre ouverte à Claude Bartolone ». En voici des extraits :

« Monsieur le Président,

Nous vous attendions le mardi 15 décembre après les élections régionales. Vous avez perdu l’Ile de France, après avoir mené une campagne honteuse et nauséabonde, vous n’êtes pas venu. Vous aviez affirmé, quand vous êtes entré en campagne, que vous alliez remettre votre mandat de Président de l’Assemblée Nationale. Rusé, vous n’aviez pas dit devant qui vous alliez le remettre. Naïvement certains d’entre nous avions envisagé que ce serait devant les députés, tous les députés, car en tant que Président vous devez les représenter tous. Quelle erreur ! Vous avez rusé, abusé, triché, ce n’est que devant vos amis que vous l’avez fait, vos copains, vos seuls copains. Vous n’êtes donc que leur représentant. Vous vous refusez de représenter les députés de droite ?

« Bidouillent »

Mais il y a pire, vous avez eu peur de revenir mardi 15 et mercredi 16 lors des questions au gouvernement. Il vous fallait trouver une excuse… et vous l’avez trouvée. Vous êtes allez voir un médecin dans une clinique fort connue, à Neuilly, pour qu’ils vous « bidouillent » un arrêt maladie pour « troubles cardiaques » secondaires à la fatigue de la campagne régionale !

Troubles cardiaques, vraiment ? Certainement, car je n’ose imaginer qu’il s’agit là d’un certificat de complaisance délivré par un ami ! Des esprits critiques et vraisemblablement vicieux imaginent le contraire ! Vous auriez eu peur de venir affronter les députés en particulier ceux de l’opposition. Peur ? Oui, d’avoir à justifier les injures proférées vis-à-vis de Valérie Pécresse.

Monsieur le Président, vous devriez en janvier, quand après vous être reposé, selon les prescriptions médicales, donner votre démission, à titre médical bien entendu ! Nous serions attristés qu’il vous arrive un accident cardiaque pendant une séance houleuse des questions d’actualité. Néanmoins, j’aimerais aussi comprendre comment des troubles cardiaques se soignent par un simple arrêt de 10 jours pour vous reposer, ou bien s’agit-il d’une erreur de diagnostic et votre cœur n’a rien à voir avec votre fatigue !

Canard Enchaîné

Mais revenons à cette hypothétique ou vraisemblable maladie cardiaque. Il vous faut tout arrêter d’urgence, demander à vos copains d’accepter enfin votre démission pour que nous puissions avoir un nouveau Président de l’Assemblée en bonne santé !

Vous êtes le quatrième personnage de l’Etat, vous devriez être exemplaire. Je ne reprendrai pas les bruits qui ont été rapportés par le Canard Enchaîné sur vous et votre frère restaurateur. Je ne ressortirai pas non plus le rapport de la Cour des Comptes qui vous condamne brutalement. Mais, moi, je vous condamne à l’infamie politique à être exposé à la vindicte populaire pour avoir osé accuser Valérie Pécresse comme vous l’avez fait. Enfin, j’aurais aimé que votre bilan de santé soit public, pour que toute interprétation malveillante puisse être écartée. »

Voilà pour ce document tristement édifiant. Il se murmure, en cette fin 2015, que certains aimeraient que l’on parvienne assez vite, en France, à faire de la politique autrement. A tourner la page. Le Pr Bernard Debré nous y encourage. Puissamment.

A demain

 

2 réflexions sur “Complaisance et infamie : les égarements de Bernard Debré sur la santé de Claude Bartolone

  1. debré est coutumier des faits

    minable! qui plus est de la part d’un médecin….

    et pourtant je n’ai jamais voté PS et j’ai croisé Bartelone chez son copain de Pantin un paquet de fois, sans les apprécier. Mais là : du mauvais goût en effet…

    Prompt rétablissement monsieur BARTELONE

    • A lire votre réponse, j’ai du mal à croire votre sincérité. Il aurait fallu garder votre silence(comme j’aurais dû le faire d’ailleurs car c’est du temps perdu) Toutefois il est tout à fait normal qu’un homme politique tienne sa parole. Quant au conseil du repos concernant sa maladie cardiaque, je suis cardiaque et je trouve la prescription ridicule et mensongère.

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