Malades d’Alzheimer : mieux vaut leur offrir du temps que leur faire prendre des médicaments

Bonjour

Noël, les vœux pour la nouvelle année, et après ? Qu’est-ce que tout cela représente pour celles et ceux qui sont atteints de la maladie d’Alzheimer ? La démence est-elle une souffrance ? L’Alzheimer’s Society britannique renouvelle ce vieux questionnement. Elle le fait de manière originale à la fois réconfortante et dérangeante. Résumons au plus juste : le fait que leurs proches passent du temps avec eux est bel est bien bénéfique aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer – et ce même si ces personnes ne reconnaissent plus (ne semblent plus reconnaître) ces mêmes proches. Le travail est le message de l’association  britannique est repris par la BBC : Dementia loved ones ‘benefit from visits”.

Connexions

On retrouve ces données, développées, sur le site de l’Alzheimer Society : “64% of people living with dementia feel isolated following a diagnosis”. Or près de la moitié de la population estime qu’il est inutile de garder le contact avec une personne chez laquelle le processus neurodégénératif fait qu’elle ne reconnaît plus celles et ceux qui lui rendent visites. C’est faux. Ces personnes peuvent conserver un socle de « mémoire émotionnelle ». Ces visites peuvent stimuler durablement des impressions de bonheur, de confort et de sécurité. Le brouillard est parfois moins épais que l’on pourrait le croire.

« Il est important pour les personnes atteintes de démence de se sentir ‘’connecté’’ tout au long de l’année, explique Jeremy Hughes, directeur général de l’Alzheimer Society.  Passer du temps avec leurs proches et participer à des activités significatives peut avoir un impact puissant et positif, même si ces personnes ne se souviennent pas de l’événement lui-même. Nous exhortons les proches et amis concernés à entrer en contact avec nous et à découvrir comment nous pouvons les aider à rester connecté. »

Brouillards

Une enquête menée au Royaume-Uni de 4000 personnes indique que plus de deux personnes sur trois seraient prêtes à effectuer de telles visites quand bien même les malades ne les reconnaîtraient pas. Mais il est par ailleurs établi que notre mode de vie fait que bien souvent, le moment venu ces bonnes intentions ne se traduisent pas dans les faits. Ce qui se traduit par un isolement croissant des victimes du brouillard montant dans les étages de  la conscience.

Comment ne pas rapprocher ce message de cette autre donnée selon laquelle l’administration des forts coûteux médicaments « anti-Alzheimer » est dénuée d’efficacité et pourrait être toxique. C’est là une donnée bien établie, confirmée depuis longtemps 1,  mais qui demeure, en France, sans effets pratiques. Il est des brouillards bien difficiles à dissiper.

A demain

1 « Alzheimer: quatre médicaments à oublier » Slate.fr 20 septembre 2011.

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s