L’affaire Jean-Louis Megnien : un suicide peut-il donner lieu à une enquête pour homicide ?

Bonjour

Au lendemain de la réunion exceptionnelle du directoire de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris c’est Le Figaro qui relance l’affaire : « Médecin suicidé à l’hôpital Pompidou : la famille veut une enquête pour homicide » (sur abonnement). La veuve du Pr Jean-Louis Megnien, qui s’était défenestré le 17 décembre dernier, réclame l’élargissement de l’enquête pour homicide involontaire a fait savoir au Figaro Me Bernard Fau, avocat de la famille Megnien. La veuve du cardiologue avait  déposé une plainte simple pour « harcèlement ». Depuis, la brigade de répression de la délinquance contre la personne a repris les investigations dans le cadre d’une enquête préliminaire.

Demander l’élargissement des chefs d’accusation à l’homicide involontaire ? «Sans cette qualification, on passe sous silence un pan entier du drame», a expliqué Me Bernard Fau au Figaro. « Car dans cette histoire, le harcèlement n’a été que l’instrument de l’homicide. Il n’est quand même pas banal qu’un professeur de médecine saute par la fenêtre devant tout le monde depuis le service dans lequel il travaillait».

Changer la serrure du bureau

Le Figaro ajoute que ce mardi 5 janvier les « chefs de pôle » de l’hôpital Georges-Pompidou « entendent demander une entrevue au Pr Éric Thervet, néphrologue qui a admis avoir fait changer la serrure du [bureau du] Pr Megnien pendant son arrêt-maladie ». Le quotidien du boulevard Haussmann fait enfin mention d’informations personnelles qu’aurait pu avoir Marisol Touraine, ministre de la Santé, sur les maltraitances professionnelles hospitalières dont le Pr Megnien était, de longue date, la victime. Mme Touraine a, le 31 décembre, annoncé qu’elle prendrait des décisions avant le 15 janvier.

A demain

1 « Le fait de causer, dans les conditions et selon les distinctions prévues à l’article 121-3, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, la mort d’autrui constitue un homicide involontaire puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. En cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, les peines encourues sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende. »

Une réflexion sur “L’affaire Jean-Louis Megnien : un suicide peut-il donner lieu à une enquête pour homicide ?

  1. Enfin! Comment occulter que les suicides sur harcèlement moral sont d’authentiques assassinats atrocement prémédités …merci à Johanna Decorse la jeune journaliste de la Dépêche du Midi qui dès septembre 2013 a accepté de relayer ce message …

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